Posté le 11.05.2008 par johannabou
60 ans d’existence. 60 ans de non existence.
De quel que côté que l’on se place il est difficile de ne pas avoir d’opinion sur Israël. Pour certains son indépendance est légitime, pour d’autres il ne s’agit que d’une entité sioniste qu’il faudrait exterminer, pour le reste c'est un pays dont on parle énormément aux informations. A tort ou à raison?
Quoi qu’il en soit, et malgré les nombreuses épreuves qu’Israël a et continue de traverser, mercredi soir à 20h a sonné l’heure officielle de l’ouverture des festivités. Israël à séché ses larmes pour entrer dans la liesse générale. Je ne ferais pas l’apologie de ce pays ni même son procès. Je vous prierais donc d’éviter les mails désagréables car jamais je ne me suis posée en tant que quelconque juge. Je ne suis là que pour partager mes joies et éventuelles peines en tant qu’ola hadacha.
Pour moi c’est très simple : quiconque aurait encore des doutes concernant sa place en Israël après y avoir passer un Yom Atsmaout (jour de l’Indépendance) devrait rentrer chez lui. Ce fut la première fois pour moi d’être ici en un tel jour. J’avais l’habitude du Parc des Congrès (ou l’autre salle je ne sais plus). Inutile de préciser quelles différences il y a. Je suis restée sur Ashdod mercredi soir, plusieurs concerts avaient lieu ainsi que le spectacle de feux d’artifices. Comme j’habite à la City (quartier en plein centre de l'animation), les rues principales sont situées en bas de chez moi, je n’avais qu’à descendre et traverser la rue. Alors petit conseil pour ceux qui ne connaissent pas les coutumes d’ici : munissez vous de bombes à mousse ! Les rues symbolisent le champs de bataille, il n’y a aucun âge requis et surtout ne vous laissez pas abuser par les mères de famille. Tout le monde est susceptible d’être attaqué mais surtout d’attaquer. Les feux d’artifices sur fond musical ont duré au bas mot 15 minutes, les concerts ainsi que les multiples stands (nourriture, jeux…) n’avaient pas d’heure de fermeture ; du moins j’étais déjà dans mon lit depuis longtemps ! Un seul mot pour ma ville : Merci c’était magnifique !
Le lendemain direction Tel Aviv. Vers 10h les tayasssim (parachutistes) ont ouvert le bal. Puis quelques heures plus tard le vrai spectacle a commencé. Aucun mot ne pourrait décrire ce que j’ai vu, il faudrait juste que vous puissiez regarder les vidéos, j’aurais trop peur de minimiser ce qui s’est passé. La flotte maritime dont un sous marin, les hélicoptères, les figures orchestrées par les avions militaires, les tayassim à nouveau et j’en passe des meilleurs ! Pas un seul instant de répit ! Je le clame haut et fort j’en ai eu les larmes aux yeux. C’était l’apothéose de mon amour pour Israël. J’ai le sentiment que je ne remettrais pas les pieds en France avant un long moment.
Pour résumer, j’ai passé deux jours incroyables et indéfinissables, j’ai ma place ici. Israël je t’aime n’est pas seulement un cri du cœur mais une réalité.
60 ans de batailles. 60 ans de victoires.
Posté le 07.05.2008 par johannabou
Une minute hier soir, deux minutes ce matin. Trois minutes de silences ont été observées dans tout Israël. Nous commémorons aujourd'hui Yom Azikaron (journée de la mémoire). Nous nous souvenons de ces milliers de soldats morts pour rien. Rien, en êtes vous vraiment sûrs ? Lorsque vous parlez à leurs parents ils vous disent qu’ils "préfèrent" que leurs enfants soient morts pour défendre nos frontières plutôt que de maladies. Pendant 24 heures le pays sera en deuil.
J’ai assisté à un tekes (cérémonie) ce matin. Non pas par obligation mais par choix. D'ailleurs la majorité de mes camarades de ma mihlala (mon école) sont rentrés chez eux. Pas moi. J'ai voulu faire le kavod (respect) à tous ceux qui sont morts pour que je puisse continuer à vivre ici. Il faut arrêter de croire que c'est une évidence ce que Tsahal (armée de défense d'Israël) fait pour nous. J'ai été déçu voire même dégouté de me rendre compte que le respect n'a pas été rendu. Cependant, le libre arbitre est le propre de l'homme non?
Nous avons entendu les noms de tous les soldats tués qui ont étudié dans l’école où j’étais ce matin. Nous avons écouté des discours prononcés par des adolescents. Moyenne d'âge de ces soldats? Le mien. 21 ans. Certains étaient mariés, avaient des enfants ou pire, si je puis dire, étaient sur le point de se marier. Tout était empreint de tristesse, cela aurait pu être votre nom, celui de mes frères, voire de mes amis. C’est étrange de se dire qu’ici c’est une évidence de ne pas avoir de vie pendant 3 ans.
Avoir 18 ans à Paris, Londres, Stockholm, Barcelone c’est de se dire « je suis majeur j’ai le droit d’aller en boite, boire de l’alcool ».
Avoir 18 ans à Ashdod, Tel Aviv, Jérusalem est synonyme d’uniformes kaki.
Faire son alyah signifie que vous allez devoir faire l’armée. Il se peut que vous en soyez exempté à cause de votre âge mais je parle ici des plus jeunes olim hadachim. Que se soit vous ou vos enfants plus tard l’armée israélienne est une obligation. Il se peut aussi qu’on voie cela comme un service rendu à notre pays. Quoi qu’il en soit l’armée est indissociable de notre pays. C’est un pays jeune et en proie à de constantes menaces. Nous nous devons de nous protéger et de le protéger.
22 437 personnes ont été tuées pendant les guerres.
1 634 civils ont été assassinés par des terroristes palestiniens lors d’attentats.
Israël. Un pays. Un idéal. Un souffle de vie.
Que D’ protège tous les enfants d’Israël, tous nos hayalim.
Posté le 30.04.2008 par johannabou
Ce mercredi soir, les Israéliens marqueront un temps d’arrêt pour se souvenir dans le recueillement de la Shoah.
Cette année, le thème choisi est le lien entre les rescapés de la Shoah et l'Etat d'Israël sous le slogan :"Et tu choisiras la vie".
Partout dans le monde le peuple juif s'apprête à commémorer cet atroce évènement. Dès ce soir et tout au long de la journée de demain des tekesim (cérémonies) seront organisés. Les drapeaux israéliens seront en berne et tous les lieux de divertissement seront fermés en Israël. Demain, à 10 heures, une sirène retentira dans tout le pays pendant deux minutes afin de se recueillir en souvenir des victimes.
Je vous avouerais franchement, et sans honte, que parfois j'ai ressenti de la lassitude. Depuis toute petite que se soit à l'école, en famille voire dans les institutions juives on m'en a parlé jusqu'à ce que ça en devienne une obsession. Je ne renie pas l'atrocité de cette extermination et je suis sûre que jusqu'à la fin de mes jours je vivrais avec cette sensation que le Monde a cessé d'en être un pendant plus de six ans. Cependant à force d'en parler, de voir tous les films, lire tous les livres la lassitude prend le pas sur la peine. Lorsque j'étais en France Yom ashoah n'était rien de plus qu'une date sur le calendrier hébraïque, je me contentais d'allumer une veilleuse. Et puis j'ai fais mon alyah. Tout a changé.
Vous ne considérez plus les choses de la même façon lorsque vous assistez à un tekes en Israël. Vous n'êtes plus en Diaspora, vous êtes en famille. Vous contemplez l'horreur droit dans les yeux mais avec quelqu'un à qui tenir la main.
En hébreu, nous disons lissloaH aval lo lichcoaH (pardonner mais ne pas oublier).
Nous n'oublions pas ces millions de juifs, leur mémoire est et sera toujours conservée. Mais nous n'oublions pas non plus les autres Shohot, ces millions de rwandais, arméniens.. qui ont été exterminé. Cette année je vois les choses différemment peut être ce dû à mon alyah, peut être ai je simplement mûris, quoi qu'il en soit je choisirais la vie.
Posté le 29.04.2008 par johannabou
Une bonne intégration passe par la lecture intensive et si possible la bonne compréhension des textes en hébreu. Donc voici une grossière traduction, ne me jetez pas de pierres s'il vous plait, d'un court texte que j'ai trouvé dans un journal il y a quelque temps de ça.
Si j'étais Palestinienne je vivrais de l'autre côté du mur
Si j'étais Palestinienne je serais en Diaspora
Si j'étais Palestinienne j'aurais une idéologie différente
Si j'étais Palestinienne mon paraître reflèterait mon être intérieur
Si j'étais Palestinienne mon éducation serait bercée par le joug oriental
Si j'étais Palestinienne ma vie serait difficile
Si j'étais Palestinienne je ne prononcerais pas le nom Israël
Si j'étais Palestinienne je serais fière d'avoir un fils martyre
Au revoir Le Monde, Marianne, le Parisien bonjour Yediot aHaronot, 24 chaot, Ayom etc.. Je rassure les personnes inquiètes vis à vis de leur hébreu, non je ne vise personne, même après des années il est difficile de rentrer dans l'esprit d'un livre voire un journal. Mais j'utilise à bon escient le terme difficile et non impossible. La clé de la réussite est la persévérance, ne jamais abandonner un objectif. Lisez que se soit un paragraphe, un article de journal, un chapitre. Il ne faut jamais choisir la facilité, même si c'est le chemin le plus évident, si vous voulez pouvoir un jour être fier de vous déclarer israélien commencez dès maintenant.
Posté le 23.04.2008 par johannabou
1er Pessah passé en Israël !
Ici, on ressent tellement plus les fêtes, leurs significations, leurs importances… Alors qu’en France je me contentais d’attendre la fin des prières, je me suis amusée lors du seul Erev Pessah (eh oui israélienne maintenant!). Bataille de chansons françaises contre israéliennes après les prières, dans les magasins on vous souhaite Hag Sameah, les personnes semblent plus joyeuses, vous parlent, les décorations sont de sorties. Enfin, pour ces dernières je n’oublie pas qu’il y a surtout Yom Haatzmaout (Jour de l'Indépendance) dans quelques semaines.
Aucune comparaison n’est possible, aucun mot ne saurait décrire la joie qui inonde mon cœur lorsque je passe les fêtes juives en Israël. Idéalisation d’une jeune femme aveugle aux problèmes du pays ? Non, tout simplement de l’amour. Et je dois dire qu’après 9 mois vécus en Israël je ressens toujours un amour profond pour notre pays. Je ne ferme pas les yeux sur l’injustice, les problèmes de société ou « pire » les mauvais caractères des habitants mais se plaindre constamment n’est jamais source de bonheur. Au contraire cela renforce nos idées noires tout en ne faisant pas avancer les choses.
Ce qu’il y a de plus amusant, ici, est de manger dans un restaurant et de voir arriver à la place des traditionnelles pitotes des galettes ! Dans tous les cas je vous souhaite Hag Sameah je vous retrouve à la plage mais surtout faites attention cette semaine la canicule s’abat sur Israël !
Posté le 06.04.2008 par johannabou
Non, ce n'est pas la durée de mon manque de mise à jours mais le temps qu'il m'aura fallu avant d'aller voir un médecin ici en Israël. Le système est différent. En France, vous avez un médecin de famille, vous le payez puis après un certain délai vous êtes remboursés. De même pour un spécialiste vous avancez l'argent puis vous attendez le remboursement.
J'ai été voir un généraliste et un spécialiste. La solution de facilité serait de les prendre francophones mais je n'aime pas la facilité. Cela dit soyons sérieux une minute, dans le cas où vous êtes amenés à être suivi pour de sérieux problèmes médicaux autant qu'il vous comprenne. Donc après être passé par la MéouHedet (mon choix parmi toute les assurances maladies) où j'ai pris rendez vous je suis allée voir mes médecins. Déjà il faut savoir, que vous êtes sectorisés donc suivant où vous habitez vous avez une liste de médecins au choix.
Mon généraliste parlait français donc je n'ai pas eu de mal bien entendu. Il ne prend pas de rendez vous donc c'est au petit bonheur la chance: ou il y a du monde ou non.
Mon spécialiste parlait hébreu et russe, mmmh comme la plupart des Ashdodiens mais chut je n'ai rien dis, donc ce fut plus difficile de se faire comprendre. A l'oulpan ou dans la rue nous apprenons du vocabulaire nécessaire mais pas dans toute les situations. Donc sauf si vous êtes amenés à consulter votre cardiologue, gynécologue et je ne sais quoi d'autre régulièrement je reviens à mon conseil de toujours: les fiches de vocabulaire.
Sinon la différence est qu'ici on ne paye pas les médecins du moins pas ceux que j'ai vu ;-) on m'a expliqué que c'est parce qu'on paye tous les mois l'assurance maladie, assez cher d'ailleurs. A la pharmacie c'est comme en France: carte de la méhouHedet, ordonnance et...argent.
Posté le 29.02.2008 par johannabou
Pour beaucoup d'entre vous, vous n'avez pas compris pourquoi je me sentais aussi mal en France et pourquoi je voulais tant partir en Israel. Vous ne compreniez pas plus pourquoi je m'insurgeais contre les articles de journaux souvent subjectifs jusqu'au jour où j'ai arrêté d'en parler vu le peu de réactions que je récoltais.
Depuis que je suis ici je regarde aussi souvent que possible les informations françaises, je télécharge le Monde et je suis toujours inscrite à la version internet du 20 minutes. Voici ce que j'ai lu ce matin:
"Riposte d’Israël après un tir de roquettes
Onze Palestiniens dont quatre activistes du Hamas et deux enfants sont morts au cours de raids israéliens sur le territoire palestinien, hier. Les incursions sont intervenues au lendemain de la mort d’un Israélien, due à un tir de roquettes. « Le Hamas [au pouvoir à Gaza depuis son coup de force contre le Fatah du président Abbas] est responsable de la dégradation de la situation et en assumera les conséquences », a dénoncé le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak. Ce dernier a brandi, hier, la menace d’une opération terrestre de grande envergure"
J'aimerais ajouter quelque chose, bien sûr cela me fait de la peine d'entendre que des enfants sont morts, mais ce que je ne comprends absolument pas c'est l'oubli de données importantes! Hier, donc jeudi le jour après la mort d'un israélien à la miHlala (école pour simplifier) de Sderot, l'armée israélienne a riposté mais pas seulement eux! Une trentaine de kassamim (missiles) ont été envoyé à Sdérot et Ashkelon. Ashkelon, ville où j'habite! Alors quand je lis ce genre de lignes dans un journal lu par des millions de personnes j'en ai marre !!! Pourquoi ne pas parler de la terreur des israéliens? Où est passé l'article larmoyant, dont on a l'habitude dès qu'on touche à un enfant palestinien, lorsque Osher Touitou âgé de seulement 8 ans a perdu sa jambe il y a de cela 3 semaines à cause d'une roquette! Pourquoi ne dit on pas de l'israélien mort mercredi qu'il laisse une femme et 4 enfants? Pourquoi j'ai le sentiment qu'un fossé se creuse entre vous, amis de France, et moi habitant en Israel car vous ne comprenez pas que je ressens de l'injustice. Pourquoi dans l'article il n'est pas écrit qu'il y a eu des blessés israéliens? Pourquoi ne dit on pas que mercredi un des innombrables kassamims qui tombent a atterri dans la cour de Barzilai Center, l'hôpital d'Ashkelon? Cela ne fait il pas assez vendre?
Alors oui les palestiniens sont opressés, oui ce sont les gentils petits pauvres pour vous mais pensez aussi à nous!! Hier, en plein examen j'entendais les kassamim tombés juste derrière mon école, notre directrice est venue nous chercher pour nous prévenir du danger de rester dehors et nous dire qu'on pouvait se réfugier au moadon, c'est à dire une pièce sécurisée. Je ne pensais qu'à une seule chose: Est ce que mon oncle qui travaille à Ashkelon allait bien.
Je sais pertinemment qu'un journaliste ne peut s'empêcher de laisser ses émotions parlées, que l'objectivité est une très jolie idée mais comme toutes les idées c'est difficile à mettre en pratique. Ne nous, rectification ne me, laissez pas tomber. Ne laissons pas ce fossé se creuser entre nous. Essayez de me comprendre. Essayez de comprendre ce qui a pu se passer pour qu'une jeune fille de 20 ans ait décidé de partir, si ce n'est fuir, la France le pays des Droits de l'Homme.
Mais ne vous inquiétez pas tout va bien, je me sens enfin chez moi ici au côté de ma famille..
ps: Sur la photo on voit notre directrice Aliska, celle qui est venue nous parler
Posté le 20.02.2008 par johannabou
Je mets ce blog de moins en moins à jour disons que je n'y pense pas forcément désolée.
Cela fait maintenant presque 7 mois que je vis en Israël je me sens toujours aussi bien ici! Mais à partir de quel moment cesse t-on d'être une ola hadacha? J'avoue que même si cela fait un certain temps que je suis considérée aux yeux de tous comme israélienne je me sers malgré tout encore de l'excuse "ola hadacha". Il faut dire que je suis loin d'être bilingue et il arrive que parfois sous l'effet du stress je n'arrive même pas à articuler un seul mot, j'embrouille l'anglais et l'hébreu. Et puis entre vous et moi parfois simplement dire "ani mitstaéret ani lo mévina ani ola hadacha"; càd je suis désolée je ne comprends pas je suis une nouvelle immigrante; fait sortir un sourire à l'interlocuteur, il est un peu plus serviable, compréhensif, limite attendri... enfin je n'en fais pas une généralité non plus.
Pour en venir à mon sujet eh bien maintenant que mon oulpan se termine (sdv la semaine prochaine) je vais commencer un nouveau programme TAKA, pré universitaire, à la mihlala d'Ashkelon. Le temps passe à une vitesse affolante.
Ce qui me fait vous dire: n'oubliez jamais vos objectifs! Je fais ce programme pour pouvoir entrer à l'université du coup il a fallu que je m'inscrive à cette dernière. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'on nous tienne la main, à ce qu'on nous dise quoi faire, où aller... J'ai commis une erreur, je ne me suis pas suffisamment informée sur les dates et les modalités d'inscription du coup c'est par le plus grand des hasards que j'ai appris que les dates allaient bientôt expirer et que je me suis finalement inscrite. Alors surtout faites attention, posez des questions, n'ayez pas honte de dire que vous ne savez pas ou que vous ne comprenez pas. Cela vaut pour les études comme pour le travail ou même la vie quotidienne.
La vie est remplie de situations qu'on juge parfois insurmontables, il faut surmonter ses craintes afin de pouvoir avancer dans la vie.
Posté le 17.01.2008 par johannabou
Ceci est une illusion ce n’est en aucun cas un château. Mesdames et Messieurs je vous présente la Mamounia ou Blue Castle suivant ce qui s’y passe. Les ashdodiens connaissent bien ce lieu. La Mamounia est un endroit plus que charmant où se tiennent des réceptions comme par exemple des hennés (petit clin d’œil à mon frère qui y a organisé le sien), il y a aussi un magasin de vêtements pour la dite cérémonie où d’ailleurs se trouvent de fortes belles choses. Mais tous les vendredis matins, je crois de 8h à 13h, on trouve Blue Castle un traiteur que je définirais marocain.
Quand je suis arrivée en Israël je n’avais pas de maison donc mes parents allaient souvent le vendredi matin commander un shabbat pour aider mes grands parents chez qui nous étions héberger. Là aussi la petite française a eu du mal à s’adapter car les premières fois je me laissais dépasser par les choses, les serveurs parlaient trop vite ce qui faisait que je stressais donc je ne comprenais rien et je ne pouvais pas leur répondre. Je crois qu’un conseil, en plus des centaines que je pourrais avoir, que je donnerais aux futurs olim hadachim est de se préparer des fiches pour chaque type de situation qu’ils s’apprêtent à rencontrer. Ce n’est certainement pas dans un oulpan qu’on apprendra des mots tels que poulet à l’ananas ou des expressions, à l’oulpan nous apprenons à vitesse rapide tout ce qu’un enfant met des années à apprendre. Nous réapprenons la vie et nous nous jetons dans le grand bain sans plus de préparation que 5 mois d’hébreu intensif dans la plupart des cas. C’est pourquoi je recommande les fiches de vocabulaire. Ou il reste l’option de facilité qui est de trouver un serveur parlant français ;-) Pour ce qui est de Blue Castle il y a deux personnes dont je suis sûre qu’ils parlent français, une âgée parlant avec un fort accent et un « petit jeune » parlant couramment français, très sympathique avec qui on prend plaisir à échanger des mots.
En passant je vous recommande pour ceux qui habitent Ashdod d’aller y faire un tour réellement on y mange bien.
Posté le 27.12.2007 par johannabou
Cette semaine j'ai fété mes 5 mois dans ce pays que j'aime tant! Depuis mon arrivée j'ai pris mes habitudes lemachal (par exemple) prendre le même chemin pour rentrer. J'ai pu remarquer que je ne suis absolument pas la seule à faire mes courses pour shabbat tous les jeudis. C'est très amusant comme vous pouvez le voir sur la photo, prise tout à l'heure au Super Sal, tout le monde se retrouve là bas afin de préparer son shabbat.
Donc voilà c'était un point à noter car c'est vrai qu'ici les israéliens n'ont pas beaucoup de temps pour cuisiner. Après le travail jeudi ils font leurs courses et cuisinent généralement le vendredi maintenant le problème est que shabbat rentre très tôt! C'est pour ça qu'avec ma mère on fait les courses et la cuisine le jeudi. Intéressant non? ;-)
Avez vous déjà remarqué que lorsqu'on se trouve dans un pays où la langue n'est pas notre langue maternelle on a tendance quand on entend le français (dans le cas présent) à sourire et à se rapprocher involontairement des personnes? Je croise la plupart du temps des gens que par la force des choses je reconnais pourtant chaque fois que mes oreilles tiltent sur un mot entendu en français je ne peux m'empécher de sourire et de m'approcher histoire de voir qui sont les français que je ne connais pas encore. Après 5 mois je ne me sens plus vraiment française et j'essaie d'évoluer dans un milieu où je pourrais m'exprimer en hébreu mais que voulez vous on ne peut renier qui on est réellement...