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Nom du blog :
johannabou
Description du blog :
Voici les tribulations d'une jeune française devenue récemment israélienne.
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
26.07.2007
Dernière mise à jour :
27.09.2009

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Transports publics

Publié le 17/11/2008 à 12:00 par johannabou
Transports publics
Mes amis vous le diront volontiers je passe ma vie dans les transports. « Ça va ? Où es tu ? Euh dans le bus » N’ayant pas encore de voiture ni même le permis (tamid yech tikva) je suis tributaire des transports publics. Autobussienne et pas fière de l’être ! Je ne peux donc que vous écrire à ce sujet.

Tout comme en France il est primordial de connaître les lignes et horaires. Il faut savoir aussi que questions horaires ici c’est très sérieux, mon bus part à 9h34 précise donc ni 9h33 ni 9h35 ! Il y a plusieurs compagnies en Israel : Connex, Egged, Kavim, Dan etc. je peux vous en parler vu que je les connais. Il faut dans un premier temps lorsque nous ne connaissons pas la langue éviter de s’endormir. Non, non ce n’est pas idiot. Je me souviens, mes amis en rit encore, qu’étant très fatiguée je suis montée dans le bus 315 et non 15 (pour Ashkelon). Je m’endors tranquillement puis 45 minutes plus tard me réveille en sursaut me demandant pourquoi je n’étais pas encore arrivée. J’étais aux environs de Tel Aviv, ayant honte de demander au chauffeur où nous sommes je me dis que je m’arrêterais à la tehenat mercazit. J’appelle mes amis pour qu’ils ne s’inquiètent pas et qu’ils préviennent mon professeur. Seulement je me rends compte que le bus ne s’arrête pas à Tel Aviv. Savez vous où arrive le 315 ? Hôpital de Tel Ashomer ! Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autre (chauffeur qui m’oublie, arrêt en pleine campagne à 22h..). Donc faites attention aux arrêts car ce n’est pas comme en France où sont indiquées les lignes avec le nom des stations dans le bus même. Il est préférable d’aller sur les sites Internet des compagnies voir de se renseigner au Modiine, ils peuvent y donner des mini plans pour portefeuille. Sinon tout comme le système français nous avons des sortes de cartes oranges, dans l’ordre :

- Ticket à l’unité, le prix dépend bien entendu de la compagnie et de la destination
- Cartissia reguila, vous payez un certain nombre de trajets et certains sont gratuits. Exemple : 30.40 shekel pour 5 voyages donc un gratuit (Ashdod-Tel Aviv)
- Cartissia le noar vévatik même système mais plus d’avantages, réservés aux mineurs et personnes âgées
- Cartis Hofchi Hodchi (difficile à prononcer), très utile si on voyage beaucoup. Pour un tarif fixe mensuel vous pouvez voyager illimité sur la ligne. Exemple : ligne 15, Ashkelon- Ashdod , 200 shekels
- Cartis arav kav : proposé par les compagnies avec leurs propres règles. Parlons de ce que je sais, exemple de Connex: voyages sur toutes les lignes excepté Ashdod/Tel Aviv ou Ashdod/Tel Ashomer (le fameux 315!) arrivée à ce point de l'explication j'ai arrêté d'écouter vu que cela ne m'intéressait plus. A la tehenat merkazit d'Ashdod vous avez le bureau de Rav Kav, vous la faites sur place.

Être étudiant donne lieu à des avantages pensez y. J’ai notamment en tête la carte de la compagnie Dan, rav kav, qui permet de voyager sur Tel Aviv, Bnei Brak etc et surtout jusqu’au deux universités. C’est très avantageux lorsque nous avons beaucoup de transports !! 507 shekel pour le premier semestre, 563 pour le second ou sinon 1218 pour les deux semestres. Attention suivant la couleur de la carte (rouge, blanche, marron) les villes ne sont pas les même. La marron par exemple sert pour toutes les lignes de Dan et deux bus (402, 400) en direction de Jérusalem.

Les taxis que dire ? Comme en France ! Chauffeurs marrants ou chiants suivant votre chance. Demandez le tarif et ne pas hésiter à leur dire « je ne suis pas touriste alors descend moi le prix » (si si ça marche) au pire préférez le compteur.

Les monit sherout sorte de mini van avec 10 places plus le chauffeur, inter ou intra ville. Utile car plus rapide qu’un bus, pour le tarif ce n’est pas toujours mieux que le bus mais ça peut aider parfois, il y aussi une carte mais je crois que c’est que dans la ville elle-même (je dois me renseigner).


Spécial dédicace pour Pitchon : ahaha tu vois je l’ai fais niark !!!



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L'université (2de partie)

Publié le 07/11/2008 à 12:00 par johannabou
L'université (2de partie)
Après ma première semaine complète à l’université je me devais de vous écrire. Tous les sentiments y passent excitation, stress, angoisse, joie... Après comme on dit ça passe ou ça casse.

Personnellement, et cela va en faire sourire, ça a passé. J’apprécie énormément ce que j’apprends : la littérature. Mes cours de littérature et culture anglaise (américaine au 2d semestre) sont un vrai bonheur ! C’est vraiment avec une grande joie que je m’y rends je n’ai pas vraiment de difficulté de compréhension car les cours sont donnés en anglais. C’est comme regarder un film mais sans les sous titres ! Heureusement que j’adore la langue anglaise ! Mes cours de littérature et culture française passent un peu moins vu qu’ils sont en hébreu. Enfin disons que question compréhension ce n’est pas gagné. J’aime beaucoup mon cours « Littérature française du Moyen Age au XVIII° siècle », mon professeur est « vivant » et amusant. Son cours est un vrai échange entre étudiants et professeur. Il est de ces personnalités qui vous éblouissent tout en ne vous rabaissant pas. Et même si je n’ai pas tout compris (80% à peu près) j’ai bien suivi le cours. Le lendemain le TD lié à ce cours était en français et je suis pressée de commencer mon exposé ;-). Je n’en dirais pas autant de mon cours « Idéologie et politique en France » où je n’ai strictement rien compris ! A part bien entendu les noms : Descartes, Bonaparte, les contre révolutionnaires…mais bon dans l'ensemble j'aime mes études.

Alors que donner comme conseils et renseignements ?

Déjà je vous conseille l’achat d’un dictaphone afin d’éviter de perdre un mot du cours surtout lorsqu’ils se déroulent en hébreu.

Ne pas hésiter aussi à se balader dans votre université avec le plan afin de connaître les lieux importants comme le bureau des étudiants, la bibliothèque, salles informatiques…

Oh et précieux conseil : Le sourire ! N’est ce pas Déborah ? Les autres sont plus attirés par quelqu’un qui leur sourit que par une personne qui a l’air de s’ennuyer. Il est important de connaître des personnes, de se constituer un réseau social alors commencez par étirer vos lèvres et le reste viendra. Bien sûr qu’il n’est pas évident de se faire des amis surtout à la fac, il est loin le temps de la maternelle « bonjour je m’appelle Johanna tu veux être mon ami ? » mais il faut faire des rencontres. A mon avis le sourire aide beaucoup et même si je ne vais pas être les meilleurs amis du monde avec les autres étudiants qui me dit qu’on ne sera pas tout au moins bons copains ? Et surtout il est utile de pouvoir compter sur quelqu’un lorsqu’on est amenés à rater les cours et de pouvoir discuter et confronter nos points de vue.

L’achat des fournitures est bien entendue préférable au sein de la fac car les économies y sont énormes !!

L'hébreu encore et toujours! Continuez l'oulpan de toute façon c'est une obligation jusqu'à ce que vous atteignez le ptor, j'ai dû arréter et je ne peux reprendre qu'en 2e année et franchement c'est dur.

Il peut aussi être utile de contacter le CNEF (Centre Nationale des Etudiants Francophones) ils sont là pour aider les olim hadachim dans leur intégration.

Et bien sûr comme de partout il faut du travail, du travail et encore du travail. C’est seulement la première semaine et pourtant hier j’ai veillé jusqu’à 4h afin de préparer mes cours. Il faut savoir ce qu’on veut dans la vie.

N’hésitez pas non plus à consulter le site de votre université tous les syllabus (programmes) devraient s’y trouver, tous les textes étudiés… Vous pouvez envoyer des mails à vos professeurs et leur demander des conseils, de l’aide, des informations concernant les cours et ils vous répondent !

Faites savoir que vous êtes olim hadachim car nous avons des droits comme par exemple plus de temps lors des examens.

Donc en gros pour ceux qui ne l’auraient pas compris : J’adore l’université ! Et surtout j’adore ma carte étudiante qui me rend toute fière même s’il n’est pas indiqué le domaine d’étude. Cette carte donne notamment droit à des réductions renseignez vous.



Dernière annonce pour la semaine j’ouvre ma bibliothèque sur Ashdod, enfin je replace les choses dans l’ordre. Je suis une très grande lectrice je possède une bibliothèque de 906 livres (liste consultable sur demande) comprenant des thrillers, policiers, sentimentaux, livres de psychologie, classique et bien d’autre encore. Je sais combien il est difficile d’être francophone et grand lecteur ici sur Ashdod car il existe je crois une bibliothèque française (ezor aleph ou beth) qui n’est ouverte qu’une seule journée par semaine et acheter des livres neufs (moyenne 60 shekels) n’est pas évident. Donc je me propose moyennant la somme de 10 shekels de vous laisser emprunter un livre pour une durée de deux semaines. Vous pouvez me contacter via courriel johannabou@hotmail.com pour plus de renseignements. La photo illustrant ce billet montre d'ailleurs ma bibliothèque, j'en ai une seconde plus petite.

Shabbat shalom lekoulam ! Al tichkeHou yom shlishi (n’oubliez pas mardi) d'aller voter pour votre futur maire.

L'université

Publié le 30/10/2008 à 12:00 par johannabou
L'université
Fin des vacances pour les étudiants. L’université reprend.

Dès le début lorsqu’on est seuls on peut se sentir perdus. Ou même complètement à la ramasse pour parler plus vulgairement. Dans mon cas, lorsque l’on me connaît bien, on comprend aisément la situation. Ayant très peur d’aller seule à l’université même lors des journées portes ouvertes je n’avais pas mon emploi du temps. J’ai bien été puni vu que dimanche et lundi j’ai subi « LA tempête » pour aller à Ramat Aviv mais l’essentiel est là : J’ai mon emploi du temps. Et puis à l’excitation de dire « oui je suis étudiante » (crâneuse) s’ajoute le stress et la peur. Comment arriver à suivre des cours en hébreu ? Il existe une très grosse différence entre une discussion et un cours académique. Il faut se jeter à l’eau, oublier les maux de ventre paralysant, respirer un bon coup et y aller. Y aller ? Belles paroles mais pour ceux qui ne suivent pas les dernières informations je vais donner une précision : nous sommes menacés d’une grève. Vous souvenez l’an dernier j’avais déjà écris quelques lignes à ce sujet, le pays avait été paralysé par les grèves que se soit dans les écoles ou universités. Rappelons aussi qu’à cause de cela les examens avaient fini très tard cette année. Donc grève des universités ou pas ? Aucune idée, hier les recteurs d'universités se sont réunis avec les représentants du ministère des Finances pour tenter de trouver une issue à la crise. Jusqu’à présent je n’ai pas reçu de mail de la part de l’université donc je suppose que je commence les cours dimanche comme prévu. Avis à tous les étudiants : surveillez quand même vos e-mails.

Qui dit universités dit aussi campus. Le mieux serait d’y dormir (mehonot) mais il arrive parfois que nous n’obtenons pas de chambres comme dans mon cas. Donc à moins de faire des allers retours, j’en ai pour 4h aller retour s’il n’y a pas d’embouteillages, il convient de trouver une location. Je conseille les petites annonces sur Internet, le groupe Facebook de votre université et surtout le bouche à oreilles.

Donc je réitère ma propre annonce ;-) : Je suis à la recherche d’une chambre à louer près de l’université (même Bat Yam, Holon, Tel Aviv..) je suis également prête à faire le ménage et se serait vraiment pour y dormir 3 voire 4 nuits maximum par semaine donc je ne m’incruste pas !

En attendant un prochain billet bon courage à tous pour la rentrée (si rentrée il y a) et shabbat shalom.

Election

Publié le 16/10/2008 à 12:00 par johannabou
Election
Lorsqu’on parle autour de soi d’Israël ce qui ressort le plus souvent, je parle en terme négatif, est la vie politique. On nage en plein brouillard, sitôt qu’on s’habitue plus ou moins à une personnalité politique elle est entachée par un scandale. Il est vrai que les histoires de corruption et de viol s’enchainent et que l’on peut se sentir éloigné, honteux voire dégouté de toute forme politique. La plupart des gens que je connais sont nostalgiques d’un passé inconnu, nostalgiques d’une époque où présidents, premiers ministres et maires imposaient le respect.

Il ne faut pas abandonner l’espoir d’un monde meilleur, nous devons nous donner les moyens de le changer et pas seulement le critiquer. Quiconque habitant ici ne peut ignorer que nous allons voter pour l’élection du maire de la ville dans laquelle nous vivons. Le 11 novembre prochain nous votons, pas seulement car c’est notre droit mais surtout parce que c’est notre devoir. Qu’on soit olim hadachim ou non il est facile de dire qu’on n’y comprend rien et qu’on ne fait confiance à personne. Pourtant, de nombreux journaux, français y compris, proposent les programmes des candidats ainsi que des interviews donc renseignez vous. Il y a également les réunions informatives où je vous conseille d’aller.

Bien sûr comme de partout les politiciens nous donnent à entendre ce que nous attendons. Par exemple, dimanche dernier à la réunion en faveur du Dr Lasry (Ashdod), voici la liste des sujets abordés : construction de l’hôpital, aides financières pour les couples de jeunes mariés, rénovation de la tayelet avec notamment des magasins, possibilité d’une cité universitaire, digues contre les vagues… et j’en oublie. Forcément après ça n’importe qui se précipiterait au bureau de vote le plus proche mais encore faut il se rendre à de telles réunions. Héverai («mes amis ») faites un effort, participez à la vie de notre charmant pays.

A tous les détracteurs, à tous ceux qui me disent « pour quoi faire ? », à tous ceux qui trouvent l’excuse du travail je vous demande quel avenir souhaitez vous pour Israël ?
Alors oui je confirme il est facile de fermer les yeux, de ne pas voter et de continuer à maugréer contre notre pays, mais jusqu’à quand ?

** J'ai oublié de vous souhaiter à tous Shana tova oumetouka, une bonne année à tous qu'elle vous soit douce et mielleuse. Hag souccot sameah, n'oubliez pas si vous avez l'occasion de manger ou même dormir sous une soucca c'est une grand mitsva! Pour les derniers privilégiés dont je fais partie profitez bien des derniers jours de vacances avant l'université! **

La yerida

Publié le 05/10/2008 à 12:00 par johannabou
La yerida
10%? 20%? Voire plus de 40%? Cette année quel sera le pourcentage de yoredim par rapport au chiffre total des olim nouvellement intégrés ? Mais peut-on véritablement parler d’intégration? Quelles seraient les raisons qui feraient qu’après avoir tout quitté pour Israël ces personnes repartent ? Aucun chiffre ne serait être précis concernant le phénomène de « Yérida », honte, déception, colère autant de facteurs qui expliquent le fait qu’on n’ait aucune donnée. La plupart des gens se sentent mal de ne pas avoir réussi à refaire leur vie ici. Ils ont honte d’avoir échoué tout en ressentant de la colère envers un pays pour qui ils ont tout abandonné et qui pourtant ne leur a pas fait de cadeaux que se soit à eux ou leurs enfants. Il n’y a aucune raison spécifique, chaque cas est unique et triste car il met en avant une réalité que nous ne sommes pas prêts à voir. Israël, tout pays de rêve qu’il représente à nos yeux, est comme une montagne difficile à gravir. Une fois en haut nous admirons la vue pourtant pouvoir y rester donne lieu à une vigilance constante qui malheureusement peut se terminer en chute libre.

Idéaliser ce pays nous arrive à tous, on se plait à l’imaginer tel qu’il est décrit dans les livres, pays où coule le lait et le miel, mais la vérité est autre. Aux premiers pas enthousiastes suivent les difficultés d’intégration rencontrées par chacun, l’hostilité parfois violente « si vous n’êtes pas contents rentrez chez vous » d’israéliens qu’on s’était mis à apprécier, les coups bas qu’on encaisse du fait de notre hébreu balbutiant «non il n’y a plus de place»… L’antisémitisme et le sionisme nous pousse en Israël mais même ici nous sommes amenés à faire face à un courant de sens contraire. Que faire? Que dire ?

Malheureusement pas grand-chose. Essayer de toutes ses forces de s’accrocher est un bon conseil mais lorsque les enfants sont en jeu c’est plus difficile. Comment leur expliquer qu’ils ne sont parfois pas les bienvenues même ici ? Pourquoi doivent-ils se battre pour étudier dans des écoles qui ne veulent même pas d’eux ? Dans des écoles qui, selon certains, n’arrivent pas à la cheville du système scolaire français ?

Personne ne devrait jeter la pierre à quiconque.

Moi-même j’ai pensé plus d’une fois à repartir surtout qu’après un certain temps on a tendance à réécrire notre histoire laissée là bas mais je suis restée. Pourquoi ? Je pourrais très bien avoir une belle vie entourée de mes amis mais pour moi comme pour tout olim il y a une véritable raison à l’alyah. La mienne a été que je ne trouvais pas ma place en France, je courais après ma propre vie que je pense avoir trouvé ici. Les difficultés sont quotidiennes mais je bénéficie du soutien inconditionnel de ma famille. L’envie de rentrer diminue au fil du temps et même si parfois je peste contre le système israélien j’en fais partie à présent. Je ne laisserais pas mon éducation française disparaître au profit de ce que tout le monde appelle le sans gène israélien. Je reste moi-même et j’espère que la vie que je construis ici chaque jour continuera comme elle l’est.

Je n'ai pas écris ça afin de décourager les futurs olim mais pour vous montrer qu'il existe aussi une réalité dont on parle peu. Merci pour vos derniers mails et commentaires qui m'ont poussé à écrire sur ce triste sujet. Quelle est votre histoire ? Pourquoi repartez-vous? Auriez vous des conseils à donner à ceux qui pensent monter en Israël ?

Examens pré-universitaire

Publié le 15/09/2008 à 12:00 par johannabou
Examens pré-universitaire
Qui dit études en Israël dit examens. Un ole hadach voulant étudier à l’université se doit de passer au moins deux examens. Le plus connu de tous est bien entendu l’examen psychométrique qu’il est possible de passer à Paris pendant la session d’avril. Le second est l’examen de connaissance d’hébreu Yael que l’on fait généralement immédiatement après les psychométriques.

Les résultats de Yael n’influencent en aucune manière les résultats des psychométriques. C’est un test de compréhension de la langue hébraïque. Il est obligatoire, sauf pour les étudiants ayant obtenu leurs bacs israéliens. La durée est d’à peu près 1h30. Il est partagé en deux grandes parties. La première est un QCM basé sur des questions de vocabulaire, trouver les mots manquant etc.… La seconde est une rédaction d’une quinzaine de ligne destinée à évaluer votre façon de vous exprimer, le vocabulaire utilisé. Par exemple, cette année j’ai eu comme sujet les tests effectués sur les animaux que se soit dans le domaine des recherches médicales ou autres.
Suivant les résultats de ce test vous pouvez être refusés dans votre université. Cela va de 50 à 150 points sachant qu’il y a des paliers allant jusqu’au ptor ; niveau auquel vous exempté de cours d’hébreu plus tard. Cet examen est à prendre au sérieux, plus bas est votre niveau plus nombreuses seront vos heures de cours d’oulpan à l’université. Sachant que c’est déjà une épreuve d’étudier dans une langue autre que votre langue maternelle si vous ajoutez à cela 5h d’hébreu supplémentaire je vous souhaite bon courage !

L’examen psychométrique, que dire ? Pour beaucoup cela représente un cauchemar. Un examen qui contrôle notre faculté de réflexion sous le stress. Ce n’est même pas forcément une question de connaissance c’est surtout une épreuve de logique et de rapidité. Il y a 3 matières générales : réflexion quantitative (mathématiques), anglais, réflexion verbale (français). Chacune est notée sur 150 le résultat final étant sur 800 points. L’examen contient 8 parties avec au moins 2 de chaque matière qui compteront dans la note finale ainsi que 2 parties qui serviront de statistiques. Il y a, je crois, 30 questions de français dans chaque parties, 27 questions d’anglais puis 25 questions de mathématiques. Il est nécessaire de bien se renseigner auprès de votre université afin de savoir exactement le nombre de points requis, en effet les écarts sont énormes suivant les domaines. Exemple, en littérature on peut vous demander 450 points alors qu’en sciences cela va jusqu’à 700 et même au-delà. Un bon entrainement est nécessaire et parfois suivant les universités de bonnes notes au bac sont utiles.

Bon à savoir : Si vous êtes bon en anglais, vous pouvez avoir une chance supplémentaire en passant le SAT (Scholastic Aptitude Test) qui est une équivalence aux psychométriques. Cet examen, nouveau en Israel, vient directement des Etats-Unis et n’est pas disponible de partout. Renseignez vous.

25/07/08: Joyeux alyanniversaire

Publié le 25/07/2008 à 12:00 par johannabou
25/07/08: Joyeux alyanniversaire
1 an

Voilà 1 an déjà que j’ai fais mon alyah. Ce fut une décision facile à prendre, dans le sens où toute ma vie j’ai su qu’un jour viendrait où mon rêve se réaliserait. Pourtant il est vrai que malgré tout j’ai ressenti ce que tout olim hadachim a déjà ressenti : de l’appréhension. A quelques jours du départ je me suis demandée si vraiment vivre en Israël valait la peine d’abandonner ma vie parisienne. L’an dernier à l’heure de fermer pour toujours la porte de ma maison j’ai eu peur.

12 mois

Seulement cette peur a disparu sous l’effet de l’excitation provoquée par le départ. Au revoir amis, au revoir famille, au revoir Paris. Il est vrai que lorsque je suis partie certaines personnes m’ont effacé de leurs vies, tout comme certaines que j’ai rencontré ici. Mais n’est ce pas Aristote qui a dit « Celui qui n'est plus ton ami, ne l'a jamais été » ? Cette alyah a longuement été préparé mais qui aurait pu me préparer à ce que j’ai trouvé à l’aéroport ? Des centaines de visages, des centaines de personnes qui comme moi remettaient leur vie en question. Des centaines d’inconnus qui pendant l’espace de quelques heures ressentaient les même émotions que moi.

365 jours

Les premiers jours, les premiers mois furent un émerveillement à chaque instant. Les petits tracas du quotidien s’effaçaient devant l’évidence même : je suis à ma place. Les rencontres bonnes ou moins bonnes faites ici m’ont toutes appris quelque chose sur moi même. Et la vie a repris son cours normalement. Lentement la transformation a fait son œuvre. Peu à peu l’impression d’appartenir à ce pays depuis toujours s’est imposée.

8 760 heures

Pourtant il ne faut pas non plus idéaliser l’alyah. Il existe des difficultés. Il y a des jours où vous vous dites que tout va mal, où vous pleurez, où vous voulez rentrer chez vous, retrouver vos habitudes, revoir vos amis d’enfance, rentrer chez vous…mais chez vous c’est ici maintenant. Et là est le véritable problème des olim, il faut en parler. Ne restez pas seuls, osez demander de l’aide. Et lorsque vous considérerez Israël comme votre véritable chez-vous lors des moments de blues ce ne sera alors plus une mauvaise nouvelle mais plutôt une consolation.

525 600 minutes

Il est long le chemin de la vie. L’important est de le parcourir en compagnie d’amis qui vous mettrons en garde lors de dangereux croisements. Il faut toujours se sentir en harmonie avec nos décisions. La véritable question à se poser avant de décider de partir en Israël est : Décidons-nous de partir pour de bonnes raisons où décidons-nous de fuir ? Dans ce dernier cas inutile de préciser que c’est voué à l’échec. Posez-vous les bonnes questions.

31 536 000 secondes

Personnellement ce fut la meilleure décision de toute ma vie. Celui qui m’a connu avant ce départ serait étonné du changement opéré en moi. Je me sens vraiment heureuse et épanouie. Un an s’est déjà écoulé. Le temps passe à une vitesse affolante.

Comme moi un jour vous pourrez enfin dire « je suis israélienne et plus seulement de cœur ». Un an…et tant d’aventures à vivre encore.

Merci à vous de me suivre. N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions voire des appréhensions et que vous souhaitez en parler.

Eldad Reguev Ehoud Goldwasser

Publié le 16/07/2008 à 12:00 par johannabou
Eldad Reguev Ehoud Goldwasser
C’est la 2eme fois de ma vie où je me sens aussi mal.
C’est la 2eme fois de ma vie où je me rends compte que nous vivons dans un monde affreux rempli de désillusions.
C’est la 2eme fois de ma vie où je me dis qu’il n’y a plus d’espoir pour notre monde.

La 1re fois ce fut à cause d’un jeune homme de 24 ans, séquestré, torturé et mort à cause de sa religion. A l’âge de 19 ans déjà je perdis foi en l’être humain. Ilan Halimi puisse tu reposer en paix.

Aujourd’hui le cauchemar recommence. Jusqu’au dernier moment ils se sont joués de nous, pendant deux ans ils nous ont fait tourner en rond, jusqu’à la dernière minute ils nous ont fait croire qu’au moins l’un des deux serait vivant…

A quelques secondes de la macabre vue de ces deux cercueils, voici ce que nous avons pu entendre « maintenant vous allez savoir ce qui s’est passé » ! Aurions-nous été invités à une quelconque représentation ? N’avions nous pas le droit à un peu plus de respect ? Alors oui pour répondre à tous nos détracteurs nous savions qu’ils étaient morts, mais que voulez vous en nos fors intérieurs nous conservions cet infime espoir qu’ils seraient peut être vivants. L’espoir chez nous, les Israéliens, est ce qui nous permet de garder la tête haute face à nos ennemis. Aujourd’hui nous avons tous ressentis comme un coup de poignard cette vue des deux cercueils jetés tels des chiens au sol.

Pourquoi ? Non pourquoi sont ils mort car nous le savons déjà mais pourquoi cette guerre psychologique ? Pourquoi vouloir à tout prix faire souffrir les familles Reguev et Goldwasser et tout le peuple d’Israël? Pourquoi orchestrer toute cette mascarade ?

Ces garçons auraient pu être mes frères mais je n’en ressens pas moins une violente réaction face à leurs morts. Toute ma vie je me souviendrais de leurs noms, toute ma vie je me souviendrais de la barbarie qui peut conduire des hommes à se comporter comme de vulgaires animaux.

Un pays en pleurs contre un pays en liesse, qui peut me dire où se trouve la justice ?
Pourquoi, nous peuple d’Israël, n’avons-nous pas le droit d’avoir une Ingrid Betancourt?
Pourquoi respectons-nous les accords de Genève lorsque nous nous trouvons face à des meurtriers ?
Pourquoi devons nous vivre avec la pensée que 5 terroristes bel et bien vivants ont été acheminé vers la liberté tandis que nos soldats seront inhumés demain ?
Quelqu’un pourrait il me dire dans quel monde nous vivons ?

Permis de conduire

Publié le 10/07/2008 à 12:00 par johannabou
Permis de conduire
Une question importante se pose avant l'alyah, enfin je veux dire en dehors des dizaines d'autres questions importantes: Que faire avec son permis de conduire? Est il plus judicieux d'emporter notre voiture ou d'en acheter une sur place?

Vous n'avez le droit de circuler en Israël avec votre permis de conduire d'origine que dans les trois mois qui suivent votre alyah. Attention après les trois mois vous êtes dans l'obligation de procéder au changement de permis. Il est bon de savoir que dépasser le délai de trois ans, votre permis d'origine ne peut plus être converti en permis israélien.

La conversion de votre permis se fait en repassant un test de conduite. Si vous n’avez jamais conduit en Israël, il serait utile de prendre quelques cours de conduite. Le code de la route en Israël est légèrement différent.

Vous pouvez aussi importer votre véhicule et ainsi bénéficier d’exonération de taxes à certaines conditions : Importer votre véhicule dans les 3 premières années de votre alyah,
prouver que vous en êtes le propriétaire et avoir un permis de conduire de votre pays d’origine, valide trois mois avant votre date d’alyah et le convertir en permis de conduire israélien. Comment fonctionnent les exonérations? Elles sont calculées sur la valeur du véhicule à sa sortie d’usine, ajoutée du coût du transport et de son assurance. A cela s’ajoute la T.V.A. obligatoire calculée sur le montant obtenu de la taxe. Les options de la voiture sont imposables à 100% sur le montant total de la taxe qui est à 140% de leur valeur; enfin je dis ça mais j'ai trouvé les données dans mon guide de l'alyah ;-)

Il reste aussi le choix d'acheter un véhicule en Israël. Mais là j'avoue que je ne me souviens plus de ce qu'on m'a dit à ce sujet.

Et enfin pour ceux qui n'ont pas le permis il est tout à fait possible de le passer ici (comme moi). Cela coute moins cher qu'en France, c'est aussi plus facile et selon les auto écoles on peut le passer en français.

L'après alyah

Publié le 16/06/2008 à 12:00 par johannabou
L'après alyah
Après presque un an ici, désolée je me répète mais j'adore m'entendre dire 1 an (!!!!!), j'ai remarqué une chose importante. Les olim hadachim ont besoin d'un réel soutien psychologique.

A l'arrivée nous sommes excités, la vie est belle, on rit de nos erreurs grammaticales, on bénéficie d'aide à l'ouverture de nos comptes en banques etc Les mois passent, l'excitation laisse place à l'habitude, on prend nos marques malgré quelque coup de blues. Mais n'oublions pas non plus que quelques fois, il est difficile aussi de comprendre l'éducation israélienne, leur façon d'agir, de penser. Et malheureusement pour certains d'entre nous cela va plus loin.

Le fossé se creuse de plus en plus, les enfants ne s'adaptent pas, la famille nous manque, le travail est difficile à trouver et...le pas facile à franchir: retour en France. Même si pour certains cela ne va pas aussi loin les olim sont confrontés à beaucoup de difficultés. Parfois en parler avec d'autres olim aide, parfois c'est insuffisant. Je pense déjà que je pourrais dire kol akavod (félicitations) au groupe d'olim d'Ashdod. Je les croise parfois et mon père est en contact avec eux et j'ai l'impression qu'ils s'entendent bien entre eux et qu'ils s'entraident. Malgré tout et au vu du nombre encore élevé de personnes rentrant en France après leur alyah il faut faire quelque chose. Il faut comprendre le pourquoi du comment. Il faut trouver une solution à chaque problème. Bien sûr tout le monde n'est pas fait pour la vie en Israel mais c'est Haval (dommage) de tout quitter pour un pays que l'on abandonne ensuite.

Evidement, tout n'est pas rose, il ne faut pas s'attendre au tapis rouge, à la baguette magique pour effacer les petits tracas quotidiens mais il est possible malgré tout d'aimer Erets et d'y vivre. Je pense qu'il faudrait surtout accentuer les aides déjà proposées par l'Agence Juive, organiser nous même des rencontres auprès de psychologues mais d'une manière plus personnelle. Il ne faut pas hésiter, parler et demander de l'aide n'est absolument pas une honte, loin de là. Avant tout, il faut penser à nos objectifs, quels sont ils? Réussir notre vie en Israel non? Sinon nous ne serions pas là, neHone? (exact) Mais aussi que nos enfants grandissent en paix avec les autres et avec eux même lo? (non) Alors apprenons à faire taire nos réticences et à faire un pas vers un avenir serein.

La semaine dernière, il m'a été donné d'écouter une triste histoire sur une famille d'olim hadachim. Tout pourrait pourtant s'arranger s'ils se décidaient à prendre leur courage à deux mains et allez consulter quelqu'un de compétent afin d'aider leurs enfants qui sont en difficultés dans leurs écoles. Jusqu'où l'égo de l'être humain peut il l'amener?

Notre pays nous reçoit les bras ouverts, nous bénéficions d'aides importants qu'elles soient financières ou psychologiques mais cela peut être insuffisant. Que faire? Rentrer la tête basse en France? Ou s'accrocher et se battre quitte à demander de l'aide?
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