60 ans d’existence. 60 ans de non existence.
De quel que côté que l’on se place il est difficile de ne pas avoir d’opinion sur Israël. Pour certains son indépendance est légitime, pour d’autres il ne s’agit que d’une entité sioniste qu’il faudrait exterminer, pour le reste c'est un pays dont on parle énormément aux informations. A tort ou à raison?
Quoi qu’il en soit, et malgré les nombreuses épreuves qu’Israël a et continue de traverser, mercredi soir à 20h a sonné l’heure officielle de l’ouverture des festivités. Israël à séché ses larmes pour entrer dans la liesse générale. Je ne ferais pas l’apologie de ce pays ni même son procès. Je vous prierais donc d’éviter les mails désagréables car jamais je ne me suis posée en tant que quelconque juge. Je ne suis là que pour partager mes joies et éventuelles peines en tant qu’ola hadacha.
Pour moi c’est très simple : quiconque aurait encore des doutes concernant sa place en Israël après y avoir passer un Yom Atsmaout (jour de l’Indépendance) devrait rentrer chez lui. Ce fut la première fois pour moi d’être ici en un tel jour. J’avais l’habitude du Parc des Congrès (ou l’autre salle je ne sais plus). Inutile de préciser quelles différences il y a. Je suis restée sur Ashdod mercredi soir, plusieurs concerts avaient lieu ainsi que le spectacle de feux d’artifices. Comme j’habite à la City (quartier en plein centre de l'animation), les rues principales sont situées en bas de chez moi, je n’avais qu’à descendre et traverser la rue. Alors petit conseil pour ceux qui ne connaissent pas les coutumes d’ici : munissez vous de bombes à mousse ! Les rues symbolisent le champs de bataille, il n’y a aucun âge requis et surtout ne vous laissez pas abuser par les mères de famille. Tout le monde est susceptible d’être attaqué mais surtout d’attaquer. Les feux d’artifices sur fond musical ont duré au bas mot 15 minutes, les concerts ainsi que les multiples stands (nourriture, jeux…) n’avaient pas d’heure de fermeture ; du moins j’étais déjà dans mon lit depuis longtemps ! Un seul mot pour ma ville : Merci c’était magnifique !
Le lendemain direction Tel Aviv. Vers 10h les tayasssim (parachutistes) ont ouvert le bal. Puis quelques heures plus tard le vrai spectacle a commencé. Aucun mot ne pourrait décrire ce que j’ai vu, il faudrait juste que vous puissiez regarder les vidéos, j’aurais trop peur de minimiser ce qui s’est passé. La flotte maritime dont un sous marin, les hélicoptères, les figures orchestrées par les avions militaires, les tayassim à nouveau et j’en passe des meilleurs ! Pas un seul instant de répit ! Je le clame haut et fort j’en ai eu les larmes aux yeux. C’était l’apothéose de mon amour pour Israël. J’ai le sentiment que je ne remettrais pas les pieds en France avant un long moment.
Pour résumer, j’ai passé deux jours incroyables et indéfinissables, j’ai ma place ici. Israël je t’aime n’est pas seulement un cri du cœur mais une réalité.
60 ans de batailles. 60 ans de victoires.
Je suis toujours resident en France, mais j'etais en Israel pour les 60 ans.
J'etais a Kikar Rabin a Tel Aviv pour Yom Haatzmaouth, et je peux vous dire, que lorsque l'on voit 300.000 personnes chanter, comme un seul homme comme un seul coeur, des chansons de jois...
J'ai compris a ce moment, ce qu'on ne peut pas comprendre autrement que par le vecu...Les mots ne suffisent pas..
En israel, il y a une dimension juive qu'on ne pourra jamais avoir ailleurs..