Posté le 27.07.2007 par johannabou

Mercredi fut une journée particulière dans le sens où c'était le jour de mon arrivée; je ne suis pas vraiment sortie. Donc ce jeudi 26 juillet je me suis plus considérée comme une israélienne. Je suis allée a la plage non plus comme une touriste mais comme une fille du pays. Quel effet? Cela aurait pu être plus amusant s'il y avait eu moins de francais! Bah oui il fallait lutter pour entendre ne serait ce qu'un petit mot en hébreu quelle ironie non? Cela dit je reste fière de moi puisqu'avec mon frere on est allés comme des grands a Super Pharm une sorte de grande makolette ou vous trouvez tout ce que vous voulez (de la pince a épiler au papier toilette en passant par les barres céréalières) Même si cela reste difficile de se faire comprendre il n'y a rien de plus grisant que d'y arriver et cela dans une langue qui jusqu'a présent nous etait étrangère. En fait depuis que je suis là je suis dans un état euphorique. Je brûle de faire mes preuves en tant qu'israélienne, entretenir une vraie conversation dans cette magnifique langue. Mon prochain défi: aller seule dans un magasin faire des achats!
Posté le 26.07.2007 par johannabou

Barbe à papa, coton, espace blanc et duveteux quels sont les autres noms pour décrire un nuage ? Comment expliquer alors l’expression « être sur un nuage » ? Tout s’est passé comme si j’étais présente mais sans l’être. Ma maison fut dépouillée de son âme, nos rires ne résonneront plus entre ses murs pourtant je n’ai pas eu tant de mal à la quitter. Puis les au revoir bouleversants suivant les personnes avec lesquelles je m’entretenais mais pas plus. C’est comme une sensation d’irréel, on n’y croit pas vraiment tant qu’il n’y a pas l’élément déclencheur. L’arrivée à l’aéroport ne le fut pas, tout comme le moment de la séparation d’avec la famille. Le vol ne le fut pas plus. Que dire ? Oui, on peut dire que ce fut comme un rêve merveilleux. La vue des reliefs d’Israël par le hublot a effacé les doutes et appréhensions que je pouvais encore ressentir. Quant à la descente de l’avion elle fut magique, je suis enfin chez moi. J’ai trouvé la pièce manquante de mon puzzle. L’accueil fut à la hauteur de tout ce que j’aurais pu imaginé: les chansons, les Hayalim, les journalistes mais surtout mon grand frere! L'allegresse a envahi mon coeur. Voila ma destinee.
Je suis a present israelienne et plus seulement de coeur. Suivez mes premiers pas en Israel sur ce blog, d'ailleurs vu que c'est un clavier en hebreu je n'ai pas les accents excusez moi donc pour les fautes que cela peut occasionner.Ani archav israelit ve ani smeHa.
Posté le 26.07.2007 par johannabou

Les rêves sont le moteur de notre existence. Depuis ma naissance mon cœur et mon âme se tendent vers une seule pensée : vivre en Israël. Cette pensée m’a permis de tenir tout au long de ses années; comme lorsque l’on se sent triste et que pour se changer les idées on pense à quelque chose de joyeux. Mais il n’en reste pas moins vrai qu’au moment où notre rêve est sur le point de se réaliser des émotions contradictoires nous traverse. Excitation, bonheur mais aussi appréhension voire même terreur. Et si…nous avions trop idéalisé ce rêve ? Si à force de vouloir y croire profondément, de le voir comme notre unique porte de sortie de notre vie nous avions un peu trop arrondi les angles ? Quelle serait notre réaction ? Bien entendu de la déception. Les rêves sont notre salut, ils permettent d’oublier les aléas de notre vie mais ils sont comme l’alcool « À consommer avec modération ». D’ici deux jours à peine je réaliserais ce qui me rend aussi heureuse depuis des mois je deviendrais citoyenne israélienne à part entière. Mon rêve rejoindra t-il la réalité ? En ce moment je ressens mes émotions à échelle multipliée par au moins 5. Je me sens tellement heureuse mais j’ai aussi tellement peur. Ai-je fais le bon choix ? Sans aucun doute que oui mais pour l’instant à l’heure où les au revoir sonne comme le triste glas d’une merveilleuse histoire j’ai les larmes aux yeux. Un pan de ma vie se referme définitivement, un autre s’ouvre c’est difficile d’arriver à faire la transition. Les personnes qui ont toujours fait partie de mon existence et à qui je n’ai jamais jusqu’à présent fais attention me semblent importantes. Eh oui mon vendeur de journaux va me manquer avec ses petites blagues sur ce que j’achète, mon charmant banquier avec qui j’ai toujours flirté aussi. Mais surtout comment dire au revoir à des amis ? A ceux qui ont été là pour moi ? Ils m’ont soutenu lors de mes périodes de doute et de peine, ils m’ont fait rire aux éclats, on a vécu des délires particuliers qui à jamais resteront gravé dans ma mémoire. A vous tous je vous dis merci. Vous avez façonné la personne que je suis devenue. Qui serais je sans vous ? Je me sens riche aujourd’hui, riche d’expériences, de sentiments…
La petite française va devenir israélienne. En attendant Shalom lekoulam. Et n’oubliez pas sans rêve nous serions vides, un espace désert sombre et sans saveur.