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Nom du blog :
johannabou
Description du blog :
Voici les tribulations d'une jeune française devenue récemment israélienne.
Catégorie :
Blog Société
Date de création :
26.07.2007
Dernière mise à jour :
27.09.2009

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Bientôt la fin

Publié le 20/02/2008 à 12:00 par johannabou
Bientôt la fin
Je mets ce blog de moins en moins à jour disons que je n'y pense pas forcément désolée.

Cela fait maintenant presque 7 mois que je vis en Israël je me sens toujours aussi bien ici! Mais à partir de quel moment cesse t-on d'être une ola hadacha? J'avoue que même si cela fait un certain temps que je suis considérée aux yeux de tous comme israélienne je me sers malgré tout encore de l'excuse "ola hadacha". Il faut dire que je suis loin d'être bilingue et il arrive que parfois sous l'effet du stress je n'arrive même pas à articuler un seul mot, j'embrouille l'anglais et l'hébreu. Et puis entre vous et moi parfois simplement dire "ani mitstaéret ani lo mévina ani ola hadacha"; càd je suis désolée je ne comprends pas je suis une nouvelle immigrante; fait sortir un sourire à l'interlocuteur, il est un peu plus serviable, compréhensif, limite attendri... enfin je n'en fais pas une généralité non plus.

Pour en venir à mon sujet eh bien maintenant que mon oulpan se termine (sdv la semaine prochaine) je vais commencer un nouveau programme TAKA, pré universitaire, à la mihlala d'Ashkelon. Le temps passe à une vitesse affolante.

Ce qui me fait vous dire: n'oubliez jamais vos objectifs! Je fais ce programme pour pouvoir entrer à l'université du coup il a fallu que je m'inscrive à cette dernière. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'on nous tienne la main, à ce qu'on nous dise quoi faire, où aller... J'ai commis une erreur, je ne me suis pas suffisamment informée sur les dates et les modalités d'inscription du coup c'est par le plus grand des hasards que j'ai appris que les dates allaient bientôt expirer et que je me suis finalement inscrite. Alors surtout faites attention, posez des questions, n'ayez pas honte de dire que vous ne savez pas ou que vous ne comprenez pas. Cela vaut pour les études comme pour le travail ou même la vie quotidienne.

La vie est remplie de situations qu'on juge parfois insurmontables, il faut surmonter ses craintes afin de pouvoir avancer dans la vie.



--

L'ola Hadacha chez le traiteur

Publié le 17/01/2008 à 12:00 par johannabou
L'ola Hadacha chez le traiteur
Ceci est une illusion ce n’est en aucun cas un château. Mesdames et Messieurs je vous présente la Mamounia ou Blue Castle suivant ce qui s’y passe. Les ashdodiens connaissent bien ce lieu. La Mamounia est un endroit plus que charmant où se tiennent des réceptions comme par exemple des hennés (petit clin d’œil à mon frère qui y a organisé le sien), il y a aussi un magasin de vêtements pour la dite cérémonie où d’ailleurs se trouvent de fortes belles choses. Mais tous les vendredis matins, je crois de 8h à 13h, on trouve Blue Castle un traiteur que je définirais marocain.
Quand je suis arrivée en Israël je n’avais pas de maison donc mes parents allaient souvent le vendredi matin commander un shabbat pour aider mes grands parents chez qui nous étions héberger. Là aussi la petite française a eu du mal à s’adapter car les premières fois je me laissais dépasser par les choses, les serveurs parlaient trop vite ce qui faisait que je stressais donc je ne comprenais rien et je ne pouvais pas leur répondre. Je crois qu’un conseil, en plus des centaines que je pourrais avoir, que je donnerais aux futurs olim hadachim est de se préparer des fiches pour chaque type de situation qu’ils s’apprêtent à rencontrer. Ce n’est certainement pas dans un oulpan qu’on apprendra des mots tels que poulet à l’ananas ou des expressions, à l’oulpan nous apprenons à vitesse rapide tout ce qu’un enfant met des années à apprendre. Nous réapprenons la vie et nous nous jetons dans le grand bain sans plus de préparation que 5 mois d’hébreu intensif dans la plupart des cas. C’est pourquoi je recommande les fiches de vocabulaire. Ou il reste l’option de facilité qui est de trouver un serveur parlant français ;-) Pour ce qui est de Blue Castle il y a deux personnes dont je suis sûre qu’ils parlent français, une âgée parlant avec un fort accent et un « petit jeune » parlant couramment français, très sympathique avec qui on prend plaisir à échanger des mots.

En passant je vous recommande pour ceux qui habitent Ashdod d’aller y faire un tour réellement on y mange bien.

Les courses du jeudi

Publié le 27/12/2007 à 12:00 par johannabou
Les courses du jeudi
Cette semaine j'ai fété mes 5 mois dans ce pays que j'aime tant! Depuis mon arrivée j'ai pris mes habitudes lemachal (par exemple) prendre le même chemin pour rentrer. J'ai pu remarquer que je ne suis absolument pas la seule à faire mes courses pour shabbat tous les jeudis. C'est très amusant comme vous pouvez le voir sur la photo, prise tout à l'heure au Super Sal, tout le monde se retrouve là bas afin de préparer son shabbat.

Donc voilà c'était un point à noter car c'est vrai qu'ici les israéliens n'ont pas beaucoup de temps pour cuisiner. Après le travail jeudi ils font leurs courses et cuisinent généralement le vendredi maintenant le problème est que shabbat rentre très tôt! C'est pour ça qu'avec ma mère on fait les courses et la cuisine le jeudi. Intéressant non? ;-)

Avez vous déjà remarqué que lorsqu'on se trouve dans un pays où la langue n'est pas notre langue maternelle on a tendance quand on entend le français (dans le cas présent) à sourire et à se rapprocher involontairement des personnes? Je croise la plupart du temps des gens que par la force des choses je reconnais pourtant chaque fois que mes oreilles tiltent sur un mot entendu en français je ne peux m'empécher de sourire et de m'approcher histoire de voir qui sont les français que je ne connais pas encore. Après 5 mois je ne me sens plus vraiment française et j'essaie d'évoluer dans un milieu où je pourrais m'exprimer en hébreu mais que voulez vous on ne peut renier qui on est réellement...

Ashdod

Publié le 27/12/2007 à 12:00 par johannabou
Ashdod
Olmert ani lo roste lamout ba dereH

Voici les mots placardés partout dans "ma" ville d’Ashdod. Soit après traduction « Olmert je ne veux pas mourir dans la rue »

Ashdod est la cinquième plus grande ville et le second port d'Israël (après Haïfa). La ville est située sur la plaine du littoral à mi-chemin entre Tel Aviv et Gaza, dans le district Sud d'Israël, C'est une ville très dynamique qui a eu une croissance récente très rapide grâce aux nouveaux immigrants en provenance de France, d'Éthiopie, de Russie et d'Amérique latine.

Maintenant j’ai une question : Comment dans une ville en constante expansion il n’existe toujours pas d’hôpital ? Si vous connaissez un peu Ashdod, vous comprendrez lorsque je dis que constamment il y a des travaux. Comme si la ville n’existait que pour les nouveaux immeubles qui sont construits jour après jour. Mais à quoi sert une ville dortoir ? La ville regorge de maisons mais il n’y a pas les infrastructures adéquates ! Peu de grandes écoles, trois canyonim (centre commerciaux), des magasins éparpillés dans certains ezorim (quartier) mais pas de vie. Je ne sais pas comment vous expliquer la ville est belle mais elle me fait penser à une ville de retraités. Vous voulez sortir pas de problème vous avez les canyonim ou à la rigueur la zone industrielle où vous trouvez les bars et simulacre de boîtes. En fait non j’exagère il parait, selon des sources sûres, qu’il existe deux boites ! La première est fréquentée que par les russes vous ne trouverez pas un seul israélien, elle se trouve je crois à côté de la Mamounia. Quand à la seconde, comme on dit ici ein li moussag, je n’en ai pas la moindre idée. Arrivez vous à imaginer Ashdod ? Vous avez bien sûr des quartiers avec beaucoup d'animations comme à la City où j'habite et que j'adore ou Ezor Bet qui possède des rues commerçantes. Enfin c'est vrai que j'ai tendance à comparer à la vie en France il faut que j'arrète surtout que ce n'est pas l'objet de cet article.

Le vrai sujet est comment dans une ville de plus de 200 000 personnes on ne trouve pas d’hôpital ? En cas de malheur nous avons le choix entre Barzilai qui se trouve à Ashkelon (environ 15km d’Ashdod) et Kaplan à Rehovot. Est-ce normal ? En cas de crise cardiaque, sachant que les ambulances ne sont pas toutes dotées des nouvelles technologies le temps d’arriver jusqu’à l’hôpital il est parfois trop tard. Une ville aussi importante qu’Ashdod se doit d’avoir un hôpital ! On sent dans la ville un vrai ressentiment envers Olmert qui devrait agir avant que cela n'aille plus loin.

Mission secrète

Publié le 27/12/2007 à 12:00 par johannabou
Mission secrète
40 juifs venant d'Iran sont arrivés en Israel cette semaine. Une partie du plan détenu secret jusqu'à présent a été révélé mardi. Avec l'aide de l'Agence Juive plus de 200 juifs iraniens ont pu faire leur alyah tout au long de cette année. Comme vous devez le savoir une forte censure est appliquée en raison des règles de sécurités particulièrement forte en Israel. Ce que nous savons à l'heure actuelle:

- On compte des dizaines de milliers d'immigrés iraniens dont beaucoup entretiennent des liens discrets avec des proches dans leur pays d'origine, malgré l'hostilité plus qu'apparente entre l'Iran et Israel
- Certains nouveaux arrivants sont partis sans laisser la moindre indication sur leur destination pour des raisons de sécurité, ils ont transité via un pays non révélé à la presse et qui sans doute ne le sera jamais
- Plus de 200 Iraniens se sont installés ici cette année contre 65 l'année dernière
-Israël n'interdit pas à ses ressortissants de voyager en Iran. Rappelons que les deux pays ne se sont jamais trouvés en conflit ouvert. Seulement l'Iran ne reconnaît pas Israël et son président, Mahmoud Ahmadinejad, a affirmé que l'Etat juif devrait être "rayé de la carte".
- L'Agence juive ouvert un site internet en langue perse afin de promouvoir l'immigration de ce pays - qui n'autorise pas ses ressortissants à se rendre en Israël - en promettant de substantielles subventions aux olim potentiels
-La communauté juive iranienne qui comptait prés de 100.000 personnes avant la révolution islamique de 1979, est l'une des plus anciennes du monde, et la deuxième du Proche-Orient avec actuellement quelque 25.000 membres


Je ne sais pas pour vous mais personnellement cela me donne le sourire. Je suis contente et fière de ce qui a été entrepris afin de ramener les juifs de Diaspora, qui le veulent dans notre pays.

La liberté d'expression

Publié le 27/12/2007 à 12:00 par johannabou
La liberté d'expression
"La liberté de tout dire n'a d'ennemis que ceux qui veulent se réserver la liberté de tout faire. Quand il est permis de tout dire, la vérité parle d'elle-même et son triomphe est assuré."
- Henri LeClerc, "La liberté d'expression et Internet, Petites Affiches, no.24, 10 nov. 1999

Tout d’abord désolée pour cette longue absence je n’ai pas oublié mon blog contrairement à ce que vos mails disaient je n’avais juste pas trop le temps. Donc merci déjà pour les dizaines de mails que j’ai pu recevoir, cela fait plaisir de s’apercevoir que certaines personnes s’intéressent à ce que j’écris, m’encourage à continuer et surtout même si parfois elles ne sont pas d’accord, ne se contentent pas d’insulter sans se donner la peine d’expliquer leurs propres raisonnements.

Comme vous le savez ceci est un blog sur ce qu’une française faisant son alyah peut ressentir, je n’ai pas de prétention autre que de décrire mes (més)aventures afin de pouvoir peut être aider, comme j’ai pu le faire jusqu’à présent selon des mails que je reçois, des personnes. Je vais faire une petite inter cade afin de pouvoir répondre à un commentaire plutôt désobligeant de par sa bétise et son manque de correction (cf article Juifs de France : Juifs de mon mercaz). Je le laisse malgré tout car d’une part ici tout le monde est libre de s’exprimer et d’autre part cela vous permet de voir quel niveau, je parle malheureusement cette fois encore des juifs français de mon mercaz, se trouve là où j’habite.

La liberté d’expression est un droit fondamental dans notre Société. Aujourd’hui on trouve la dite liberté partout que se soit à la télévision, les journaux, la radio, Internet… Toutefois il convient de pouvoir limiter cette liberté afin d’éviter des débordements. En 1789 elle a été inscrite dans la Constitution. Mais il ne s'agit pas seulement de la liberté de chacun d'exprimer sa pensée, ses idées, ses croyances, mais aussi du droit de la presse d'informer et de distribuer de telles pensées sans restrictions de la part des autorités. Internet est LA source qu’il convient de surveiller attentivement car le monde entier y a accès. A l’époque de la Révolution deux camps s’affrontaient quand à la nécessité de limiter et définir par la loi la liberté d’expression. Le camp de Sieyès était pour et le camp de Robespierre et Marat défendaient au contraire l’idée d’une liberté illimitée et indéfinie. Le premier camp a gagné, si l’on me permet d’employer ce terme. Il s'agit de l'idée que la liberté de chacun doit s'arrêter là où commence celle des autres. La liberté de tout dire et dans n'importe quelle situation pourrait nuire fortement la liberté d'autrui, en lui infligeant des dommages directs ou indirects.

Il convient donc d’éviter la diffamation puisque c’est ce dont on m’accuse aujourd’hui. La diffamation est définie juridiquement dans l'article 29 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse que je vais retranscrire intégralement ici : Toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation . La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l'identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés.
Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait est une injure."

Je ne pense pas en aucune manière pouvoir répondre à ces critères, les identités sont cachées via les initiales, aucune correspondance ne peut être trouvée avec quiconque. Maintenant il est vrai que si on peut s’apercevoir effectivement de qui est la personne c’est peut être parce que la dite personne a été assez intelligente pour laisser son nom, prénom et adresse mail dans un commentaire! N’ayant diffamer quiconque l’article restera à sa place sur ce « blog pourri d'une fille pueril et meprisente » (comprendre fille puérile et méprisante). Quand aux allégations disant que je ne suis aimée par personne eh bien que dire ? Je ne suis effectivement pas apprécié par un certain groupe que je ne nommerais pas, bien entendu, est ce que cela m’empêche de vivre ? Si vous saviez à quel point non ! L’anglais me permet de rencontrer et de me faire des amis sud américains, russe et anglais le reste m’importe peu chacun est libre de penser ce qu’il veut.

De l'habitude nait l'ennui?

Publié le 22/12/2007 à 12:00 par johannabou
De l'habitude nait l'ennui?
Comme beaucoup ont pu en faire l'expérience ici, dans le mercaz, on devient vite fous. Nous sommes complétement coupés du monde du fait que le mercaz se trouve à 15 minutes du moindre divertissement c'est à dire la teHena mercazit (centrale des bus) et son canyon (centre commercial). Le plus logique avant de devenir complètement amorphe est de trouver un travail. Plus facile à dire qu'à faire: refus, refus et pour le cas où vous n'auriez toujours pas compris re-refus. J'ai donc organisé mon emploi du temps de telle manière que j'ai toujours quelque chose à faire. Tous les dimanche matin je rentre d'Ashdod avec mon oncle en voiture: rendez vous à 6h30 en bas de chez moi pour un trajet très sympathique en discussion. Arrivée au mercaz (dont je ne supporte même plus la vue) je défais mes affaires, prépare le petit déjeuner et vais en cours. Les dimanches après midi sont consacrés à mes séries que je regarde confortablement installée sur mon lit. Les lundis matin oulpan et après midi opération squattage avec mon amie Déborah. Nous passons un très long moment ensemble à parler de tout et de rien comme seules les femmes peuvent le faire pendant au moins 5h. Les mardis matin oulpan et après midi je prends le bus de 13h15 en direction d'Ashdod où je passe l'après midi avec ma mère (je rentre le soir). Les mercredi matin oulpan et l'après midi je traine à droite à gauche en attendant avec impatience le lendemain où je pourrais enfin rentrer chez moi. Enfin les jeudi matin oulpan et juste après direction la teHena mercazit où je prends mon bus de 13h15.

Ah et j'oubliais tous les soirs Steve, un ami français (eh oui ça existe les bons français Johanna!) vient me voir dans ma chambre. Nous parlons, faisons nos devoirs et délirons!

Que j'aime ce bus de 13h15 qui me permet de sortir de ce mercaz que j'en suis venue à détester. D'ailleurs pas une fois il ne part plus tard ou plus tôt! Je vous promets il est pile à l'heure. Avant l'heure c'est pas l'heure et après l'heure c'est plus l'heure. Une fois je suis arrivée en sueur et en courant il était 13h14 et je savais que mon bus allait partir. A peine entrée il est parti car le temps de monter il était 13h15. Vous avez du comprendre que je faisais tout pour quitter ce mercaz et vous avez raison!! Enfin vivre au mercaz m'a apporté quelques bons amis que je sais que je garderais pour certains à vie. Et puis c'est une expérience à vivre, je suis sûre que pour d'autres cela se passe mieux mais je suis sans doute tombée sur un mauvais cru question personnes. Par contre je tiens à remercier mes professeurs d'anglais (dont j'ai oublié le nom) et Claire qui me donnait des cours au bureau car grace au fait que je parle bien anglais j'ai pu me faire de bons amis sud américains et une anglaise. Qui fut l'idiot qui une fois m'a dit que l'anglais ne servait à rien?

Le plaisir du temps

Publié le 29/11/2007 à 12:00 par johannabou
Le plaisir du temps
Peut être ai-je tort mais pour le moment voilà ce que j’ai pu noter. Nous vivions à un rythme effréné ! C’est un problème de Société car il touche de nombreuses personnes et ce sans aucune distinction de classes. Les personnes vivent comme elles travaillent, il n’y a plus autant de plaisir dans les loisirs qu’auparavant. Le monde a basculé dans l’extrême. Tout doit être fait à la minute même. C’est ainsi que pour obéir à un mimétisme devenu obligatoire les personnes vont par devoir assister à des expositions, lire soit disant de la grande littérature etc. Cet état d’esprit a été décrété pour des raisons inconnues la question est maintenant de savoir que faire pour changer la donne. Interrogeons nous sur notre rythme de vie.

La vitesse à laquelle nous travaillons se répercute sur la moindre de nos distractions, quand nous en avons. Nous nous trouvons devant des personnes éternellement insatisfaites que se soit dans leur vie professionnelle, sociale voire familiale. Il est indéniable que de nos jours la population est de plus en plus stressée et parfois cela va jusqu’à toucher leurs propres enfants. Il suffit d’observer les gens dans la rue, jeu auquel je m’adonne souvent avec de la musique en fond sonore. Le résultat est étonnant mais surtout effrayant. La plupart n’esquisse même pas un sourire, se bouscule sans s’excuser tellement ils sont pressés d’arriver à destination, ils ont le regard hagard lorsqu’ils daignent nous adresser un regard… Aujourd’hui la culture est accessible à tous mais malgré tout nul changement notoire n’a été observé dans la population. Personne ne prend le temps d’aller se promener le long des couloirs d’un musée, d’assister à une pièce de théâtre tranquillement. Au contraire cette éternelle insatisfaction s’est accrut du fait que le travail empiète sur nos vies, il découle que le rythme de travail devient le rythme de notre vie. Personne ne se donne plus la peine de s’asseoir dans le calme. Agir avec mesure semble démoder et l’artificiel devenir une mode. Mais ne faut il pas aussi se procurer du plaisir ?


J’ai l’impression que ce problème existe depuis l’enfance, âge à partir duquel on se construit notre identité. Or pendant l’enfance la personne est impressionnable et malléable. Il faut donc agir dès la jeunesse, approfondir l’idée d’agir avec mesure avec des théories sur l’action du temps des résultats pourraient être observables. Doit on aller jusqu’à instaurer des siestes comme les pays du Sud (Grèce) ? Ce que j’ai pu aussi remarquer est la différence notoire entre la France et Israël. J’ai l’impression, pour l’instant mes observations ne sont qu’à échelle réduite (Ashdod, Ashkelon) qu’en Israël les personnes sont moins stressées, plus zen on va dire. Pourtant ils ne travaillent pas moins qu’en France, bien au contraire les 35h n’existent pas ici mais néanmoins le stresse est moins palpable. Comment expliquer ce fait ? Et s’il vous plait ne me dites pas que c’est parce que nous avons le beau temps !

PS: En voulant rectifier un de mes sujets j'ai sans faire exprès (et sans le comprendre) effacé le dit sujet!!!!!!!! Je vais le replacer, si vous voulez remettre vos commentaires.

Juifs de France: juifs de mon mercaz

Publié le 29/11/2007 à 12:00 par johannabou
Juifs de France: juifs de mon mercaz
Ce que je vais écrire ne plaira pas à tout le monde mais que voulez vous faire contre la liberté de penser ? Et puis vu que c'est mon blog..

Je n’ai jamais fréquenté la communauté juive lorsque j’habitais en France. Cependant étant donné que je travaillais dans le 19è et que mon petit ami y vivait j’étais plus ou moins obligée d’entretenir des relations avec eux. Avant toute chose je tiens à vous dire qu’ils m’ont dégoûté à tout jamais de la communauté juive française, je sais qu’il ne faut jamais faire de généralité mais cela reste difficile quand on a été choqué. Ce n’était qu’un ramassis de personnes égoïstes, cancanières, fières de leur sois disante connaissance… Les hommes sous couverts de leur kippa et leur foi erronée en certitudes se permettaient de me juger et de me regarder de travers sans même me connaître. Les femmes, comme toutes les femmes, n’étaient pas mieux. Je ne leur jette pas la pierre, je suppose qu’il doit exister un certain gène, comme le gène de la médisance. Que voulez vous je ne rentrais pas dans leur moule avec mes jeans, jupes courtes et décolletés. Je n’étais pas comme eux. Je vous donne un exemple : j’avais un petit ami et cela tout le monde le savait grâce au téléphone arabe. Ce qui a permis à une femme, religieuse bien entendu, que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve, de me faire des réflexions « Vous ne devriez pas vous embrassez, tout le monde peut vous voir et (ajoute elle en chuchotant) déjà qu’on n’aime pas les juifs… » Mauvais film ? Non l’histoire de ma vie car ce n’est qu’une phrase parmi tant d’autre (« ces olives ne sont pas sur la liste des produits cachers », « elle n’est pas un peu courte ta jupe ») Non mais attendez je travaillais dans le quartier Mea Sharim ou quelque chose dans le genre ? Déjà qu’en plus je ne supporte pas le tutoiement intempestif ! Alors peu à peu je me suis éloignée, je ne pouvais plus supporter leurs incessants jugements. J’ai cru dans ma naïveté légendaire qu’en faisant mon alyah tout s’arrangerait, que les personnes qui m’avaient gâché la vie resteraient dans mon passé. Je ne gonfle pas les choses, essayez d’imaginer ce que j’ai pu subir tous les jours, les critiques, les mauvais regards et surtout la peur qu’après je sois jugée comme mauvaise juive. Je sais, je n’ai rien à leur devoir mais l’être humain est faible, leurs jugements n’auraient rien du me faire mais malgré moi cela me faisait de la peine. J’ai essayé et essayé mais je n’arrivais pas, je ne pouvais pas me transformer pour leur bon plaisir. Je me dis qu’après tout je suis respectueuse de mes parents et de mon prochain et que même si je ne me transformerais jamais en jeune fille religieuse D’ dans son immense bonté m’acceptera quand même au Paradis. Je n’ai rien fais de mal après tout !

A mon arrivée à mon mercaz nous étions à peine une douzaine de juifs de France, je me croyais en sécurité. Nous étions peu pourquoi se faire du mal inutilement ? Voilà presque deux mois que les cours ont commencé et nous sommes en plein Melrose Place. Les mauvaises langues sont de retour ! Je fustige cet état de fait ! Nous sommes dotés d’une conscience, d’un cœur, d’une intelligence (pour certains du moins) servons nous en. Vous savez un des français m’a demandé pourquoi je n’étais jamais avec eux. Que dire ? Je l’ai été le premier mois, je commençais à avoir des soupçons quand au double jeu de chacun. Puis j’ai été leur cible et j’ai vu leur vrai visage depuis je les fuis comme la peste. Vendredi cela fera pile un mois qu’une histoire s’est passée et une personne en particulier, appelons la Y., continue de me mener la vie dure. Jusqu’à quand. Combien de temps faut-il à un garçon d’avoir les couilles d’agir en tant qu’homme ?

On avait un accord concernant cette relation, qui n’en n’était pas réellement une. On pouvait tout à fait aller voir ailleurs, on s’était même promis que si on trouvait mieux on le ferait. Je ne lui ai pas mis de couteau sous la gorge il a accepté en tout état de cause. L’idée venait de moi, je ne m’excuse pas, je ne voulais pas d’une relation et tout ce que cela implique. J’ai 21 ans je ne cherche pas le futur père de mes enfants. Que celui qui me juge en tant que garce ou autre aille se faire pendre ! J’avais instauré des règles comme par exemple pas de promiscuité en public. Tordu ? Vous avez votre avis mais à partir du moment où on accepte on n’a plus le droit à la critique. Cela lui convenant parfaitement, je lui en parlais souvent de manière à ce qu’il n’y ait pas de soucis. Et puis il y a eu ce fameux barbecue sur la plage, tous les français réunis pour une bonne soirée ! Vers la fin nous n’étions plus que cinq sur la plage, sans Y. Il s’est passé quelque chose entre sou choutaf (colocataire) et moi. Rien de croustillant (désolée ;-) ). A partir du lendemain, j’ai été traité comme pire qu’une moins que rien. J’ai accepté de prendre tous les torts pour éviter les problèmes entre Y et son choutaf qui se connaissaient sois dit en passant depuis même pas dix jours. Donc, de mon point de vue, je n’ai brisé aucun lien sacré du mariage. Y. pensait autrement, ce charmant monsieur s’est usurpé la place de Dr Freud. Ce qui aurait pu être amusant s’il avait eu les connaissances nécessaires ! Si bien que je n’ai entendu qu’un tissu de bêtises sortir de sa bouche de plus son discours ou plutôt ses cris étaient particulièrement décousus. Dans l’ensemble je suis machiavélique (sait-il au moins l’écrire ?), sans cœur, j’avais prévu le coup… Savez vous ce qu’il faut faire en cas d’attaque pareille ? Ne surtout jamais répondre par les cris ! Ma force provient du pouvoir des mots dont je m’imprègne totalement, j’utilise l’ironie c’est ma meilleure arme ! Et bon sang ce que je peux être douée pour ça ! Je suis très gentille, ceux qui me connaissent ne démentiront pas mais voilà on m’embête ou on embête quelqu’un que j’aime je suis une vraie tigresse. Pas de cris, pas de coups mais le résultat est pire car je vous enrage tellement que si vous pouviez me tuer de vos propres mains vous le ferez. Ne m’ayez jamais en tant qu’ennemie c’est un conseil ! Patiemment, avec le temps qui passe, j’ai attendu que le calme revienne, après tout ne dit on pas qu’avec le temps tout s’arrange ? J’ai subi sa guerre froide, un exemple, ne plus m’adresser ne serait ce qu’un regard ou une parole et cela même s’il embrasse une amie à côté de moi. Ce n’est pas dérangeant. Ce qu’il l’est plus, c’est que tous les jours j’entends au travers d’autres personnes comment il peut me critiquer (même avec des étrangers) et m’insulter. J’avais décidé d’attendre que Dr Freud devienne un homme intelligent et mature mais je crois que c’est peine perdue. Ce qui est amusant, c’est lorsque je le vois se promener avec sa kippa, faire la morale aux personnes, les obliger à mettre leur téfilines en disant que c’est une grand mitsva. Est-ce une mitsva de tellement pousser quelqu’un à les mettre qu’il dit « vous me faites tous chier » avant de réciter le shéma ? J’ai oublié de prévenir que Dr Freud est de plus en plus porté vers le monde religieux et ce que cela implique : jugement sur les personnes, esprit fermé… Je connais les vrais datis, ils ne sont pas du tout comme tous ceux que j’ai pu croiser dans ma vie !

Vous savez si tous ces problèmes ont eu lieu ce n’est pas pour une histoire de sentiments bafoués Dr Freud le prend aussi mal car sa fierté en a pris un sacré coup. Imaginez ce que les gens peuvent penser maintenant ! Comment vivre avec ça ? Ce serait passé inaperçu si personne n’en avait rien su mais c’est un petit mercaz. Et Dr Freud veut montrer qu’il est un homme et qu’il mate les filles dans mon genre. Pour en revenir à mon principal sujet les réactions des français ont été en tout point identique à ce que j’aurais pu m’attendre d’eux. Ils me donnent envie de vomir ! Une partie s’est empressée de me juger et de se permettre des réactions devant tout le monde (« tu veux qu’on parle de tes gamineries ?») tant bien même que je ne leur ai pratiquement jamais adressé la parole. Une autre partie me dit que ce j’ai fais n’était pas bien mais qu’après tout je l’avais prévenu : MERCI ! Mais dans la vie je n’ai pas besoin de l’approbation de quiconque hormis mes parents. Vous rendez vous compte on me juge et on me donne des conseils sur une histoire qui ne concerne qu’Y et moi ! A la rigueur on aurait été amis j’aurais pu comprendre mais là non. Et puis il y a les irréductibles, une poignée de gens (quatre exactement), qui sont là pour moi, qui m’ont entouré, m’ont consolé et permis de comprendre qu’encore une fois je suis tombée sur des « mauvais » français mais qu’ils ne sont pas tous comme ça. Grâce à eux, j’envisage de moins en moins de quitter le mercaz mais ça reste difficile à vivre cette atmosphère pesante, ces regards scrutateurs, ces médisances.. Pour information un français a quitté le mercaz hier soir pour rentrer en France va-t-il revenir ou pas telle est la question ! Comme quoi je ne suis pas la seule à qui ce climat ne convient pas.

Voilà ce fut long à écrire mais je voulais vous montrer l’état d’esprit qui règne ici. Et puis petit conseil pour Y et les autres comme lui, quand même avant de vous dire bon juif, respectueux de la Torah, portant la kippa évitez de juger une personne sans la connaître !

Grêve

Publié le 16/11/2007 à 12:00 par johannabou
Grêve
Aucun compromis ne semble avoir été trouvé pour mettre fin à la grêve des enseignants qui touche le pays depuis maintenant une trentaine de jours.

Les représentants du Conseil national des élèves et de la jeunesse ont rencontré le ministre des Finances. Au cours de l'entretien, ils lui ont demandé de tout mettre en oeuvre avec les délégués des professeurs afin de mettre enfin un terme à la grève et de régler la crise de façon satisfaisante pour tout le monde.

L'objet principal est la révision des accords salarials de 2001. Selon le Président du Syndicat des enseignants d’Israël le système éducatif israélien est dans l'impasse depuis plusieurs années. En effet, dans les années soixante, Israël se trouvait en tête de liste des pays pour son niveau en sciences et en mathématiques, aujourd’hui elle n’occupe que la 30e place. Que s'est il passé? Au fil des années le budget accordé à l'Education n'a fait que décroitre. En parallèle, cette réduction n'a fait que conduire le Ministère de l'Education à supprimer 8,5 heures d’enseignement dans le domaine du secondaire. Grâce à l'effet boule de neige le nombre d'élèves par classe a explosé atteignant parfois le plafond légal qui est de 40 élèves par classe.

Depuis toujours le problème majeur d'Israel est la faiblesse des salaires des enseignants. Selon Ran Erez, le Président du Syndicat, dans les pays industrialisés ou émergents, le salaire des enseignants est 2.5 fois supérieur à celui de leurs collègues israéliens. Vrai ou faux pour le moment je n'ai aucune certitude mais ce qui est important de noter est que près de 50 % des nouveaux professeurs quittent l’enseignement au bout de 4 ans!

Selon les données que nous avons aujourd'hui un enseignant ayant une licence et dont le taux d’ancienneté atteint les 20 ans, n’est payé que 7 000 shekels brut (1 250 euros environ) alors qu’un nouveau professeur perçoit lui 2 800 shekels brut (500 euros environ)

Rappelons aussi que les universités se sont jointes au mouvement. Pour le moment aucune solution n'est donc d'actualité, en attendant les parents payent des cours privés à leurs enfants. Ein ma laassote
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