Publié le 19/08/2007 à 12:00 par johannabou
Il le faut bien! Mon premier vrai coup de gueule mesdames et messieurs! L'indifférence: absence d'intèrêt envers quelque chose. On éprouve tous de l'indifférence au moins une fois dans sa vie je ne sais pas par exemple pour le sort d'une personne. Ai je dis pour une personne? Cela tombe bien cela va être le sujet de ce billet. Si vous avez lu mes précédents blogs de débat (http://johannabou.skyblog.com) vous savez qu'il m'est arrivé des mésaventures en France et que jamais personne n'a levé le petit doigt pour m'aider. Et bien voilà maintenant je peux dire qu'ici aussi
Deux petites histoires dont une me concernant personnellement:
- vers 2h sur la plage dans un bar à Tel Aviv, ma meilleure amie sa cousine et moi. Discussion tranquille. Deux jeunes israéliens approchent et commencent à vouloir faire la discussion dans un anglais plus qu'hésitant. Voulant m'en débarrasser je leur ai dis que je ne parlais ni hébreu ni anglais mais ils étaient d'une nature collante. Au bout de 5 minutes ça a commencé à m'embêter légèrement, j'ai donc haussé le ton et en hébreu je leur ai dis que je parlais hébreu et anglais, qu'on n'avait pas envie de leur parler, bonne nuit et au revoir. D'où d'ailleurs le fait qu'on m'ait insulté en hébreu pour la première fois (hi hi hi). Ce qui m'a le plus énervé c'est que le serveur du bar a bien vu qu'on se faisait embêter, que le ton n'était pas plaisant et surtout le moment où je me suis énervée en hébreu il était à côté de moi mais pas un mot n'est sorti de sa bouche. Indifférence totale!
- café sur Jérusalem, deux copines et moi. Une dame assise sur la terrasse. Elle se fait embêter par un homme qui voulait lui prendre une cigarette. Pendant une dizaine de minutes elle refuse puis à bout d'arguments elle lui en donne une! Pendant ce laps de temps le charmant monsieur de la sécurité n'a pas bougé! Ce n'est pas son travail me direz vous et bien moi je crois que si. S'il est payé juste pour jeter un coup d'oeil aux sacs à main alors qu'il rentre chez lui! Tout le monde pouvait voir que ce n'était pas une conversation amicale. Il gesticulait fortement et tout...
Indifférence, éprouvée par de nombreuses personnes dans n'importe quel pays pourquoi existes tu? Pourquoi le sort de notre prochain n'est il pas notre priorité?
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Publié le 19/08/2007 à 12:00 par johannabou
Le mariage, sujet de nombreux débats depuis la nuit des temps! Faut il oui ou non se marier? Ne serait ce pas une entrave à notre liberté? Exprime t-il l'amour qu'on éprouve ou bien la volonté de se conformer à ce que la société attend de nous?
Ici pas de débats de ce genre sauf si vous le voulez ;-) Après le henné on célèbre le mariage. Donc d'abord je dirais Mazal tov à mon frère Jonathan et sa femme. Ensuite je ne vous dirais qu'une chose j'ai enfin assisté à un mariage célébré en Israel!
Ce fut très émouvant du fait que c'était mon frère qui se mariait mais aussi car j'ai trouvé le mariage en lui même très beau. La Houpa qu'en France nous faisons à la synagogue ici se passe dans la salle. Ce n'est pas plus mal! Alors oui je me suis livrée au petit jeu que j'avais critiqué dans un de mes billets: j'ai comparé avec la France!
Pas de cérémonie civile à la mairie, beaucoup d'invités parlant hébreu (mais cela dit pas non plus une majorité), un mariage finissant très tôt à peine 1h30 si je ne m'abuse et... pas d'hatikva à la fin! Je ne mettrais tout de même pas ma main à couper que c'est parce que nous sommes en Israel mais cela m'a fait bizarre. Pas de pièce montée, pas de plan de table.. ah peut être aussi est ce le choix des mariés non?
Je m'arrête la je voulais juste montrer ma joie d'avoir assister à un mariage en Israel.
Publié le 19/08/2007 à 12:00 par johannabou
Ce qui semble le plus logique quand on déménage dans un pays étranger est d'apprendre, en premier lieu, la langue. Cela reste valable en Israel. Il ne faut pas croire que puisque de nombreux israéliens parlent anglais et français on peut se passer d'apprendre quelques mots. Je dis cela en connaissance de cause, un couple de personnes venu habiter à Natanya il y a de cela 4 ans ne connaît toujours pas ne serait ce que les bases. Si vous rechercher la France pourquoi ne pas rester chez vous?
La langue hébraïque est très jolie et mélodieuse et surtout pas si difficile à apprendre. J'aime beaucoup pouvoir m'exprimer en hébreu même si pour le moment j'ai des difficultés.
Ne méprisez jamais l'importance de la connaissance des langues étrangères. Grâce à un mix d'anglais et d'hébreu j'ai pu me débarrasser de deux israéliens plutôt collant! Cela dit je pense qu'ils m'ont un peu insulté en retour. J'espère cependant que vous comprenez qu'il faut absolument supprimer la barrière de la langue.
Et puis qu'y a t-il de plus beau que de pouvoir dire à la personne qu'on aime "Ani ohevet otHa"?
Publié le 06/08/2007 à 12:00 par johannabou
Quelle différence majeure entre les Juifs Israël et ceux de la Diaspora? Pourquoi ces derniers partent massivement faire leur alyah?
Je vais parler de mon cas personnellement peut être que certains se reconnaitront. J'ai toujours eu une sensation de manque qui m'atteignait parfois tellement fortement que je n'arrivais pas à respirer. Je recherchais une chose que je n'arrivais jamais à définir. Je courrais après ma propre vie sans voir que celle ci n'avait aucun sens tant que je n'avais pas compris qu'elle ne pouvait se dérouler en dehors de ce que je considère comme mon pays. Lorsque sur mes pochettes de cours j'écrivais "le sang qui coule dans mes veines provient de la terre d'Israël" ce n'était pas par pur désir de faire de la poésie. Je voulais juste mettre des mots sur ce que je ressentais au plus profond de moi. Depuis petite je me sentais en dehors du monde que je fréquentais, je n'étais jamais en osmose avec les personnes, je voulais leur expliquer mais je n'y arrivais pas. Puis un jour où je suis venue en vacances ici la lumière s'est enfin faite dans mon esprit. Je venais de trouver ce qui m'avait toujours manqué, une raison de vivre. Sitôt le pied posé en dehors de l'avion j'ai ressenti un immense bien être, j'ai eu l'impression que la pièce manquante de mon âme venait d'être trouvé. Ce sentiment ne m'a jamais quitté toutes les fois où j'y suis retournée et ce même quand c'était dans d'affreuses circonstances. J'ai su ce jour là que ma vie commencerait réellement que quand j'habiterais en Israel. J'ai mis tout en oeuvre pour venir, j'ai dû subir de nombreux reproches, de nombreuses questions mais j'y suis arrivée.
Pour essayer de faire claire je suis tombée amoureuse d'Israel, ce pays m'apporte plus que n'importe quelle personne que j'ai pu rencontrer dans ma vie. Quand on est amoureux d'une personne c'est bien car c'est la vie. Seulement quand on est amoureux d'un pays c'est encore plus merveilleux car notre vie prend un sens nouveau.
Peu de gens arrivaient à comprendre ce que je ressentais pour Israel, ce n'était pour eux que des propos vides de sens car eux même n'ont jamais ressenti autant d'amour. Les Juifs d'Israël me comprennent sans me comprendre car pour eux vivre dans ce pays est une évidence. Ils y naissent, ils y meurent. Peut être que justement nous Juifs de la diaspora avons quelque chose en plus, nous pouvons mesurer la chance d'avoir un pays. Nous avons compris dans la souffrance (antisémitisme notamment) combien notre pays était important pour nous, pour notre survie. Israel pour nous n'est pas une évidence, ce pays se mérite. En France ou ailleurs nous avons suffisamment payé de ne pas pouvoir y vivre pour que quand on y rentre on embrasse notre terre.
J'aime Israel ici je suis chez moi, ici je me sens en harmonie avec moi, j'ai trouvé ma raison de vivre.
Publié le 05/08/2007 à 12:00 par johannabou
Les derniers mois sur Paris shabbat terminait tard et loin de moi l'idée de me faire passer pour une couche tôt mais me lever m'habiller à 23h cela ne m'intéresse pas plus que ça. Donc pour ce deuxième shabbat passé en Israël j'ai voulu sortir avec une amie. Il faut dire qu'ici à 21h maximum c'est terminé. Donc je l'ai rejointe chez elle afin de décider ce que nous allions faire de notre soirée. Nous avons décliné l'invitation à rejoindre mon grand frère, sa future femme et toute la famille de cette dernière soit près d'une trentaine de personnes sur la Tayelet (les cafés sur la plage dirons nous). Ne connaissant ni l'une ni l'autre Ashdod et ce qu'il y a à faire nous avons pris un taxi pour aller dans la zone industrielle. Zone dans laquelle nous avons entendu dire qu'il y a des pubs sympas. Effectivement nous sommes allés chez Arabica une sorte de bar restaurant avec de la bonne musique.
Puis....connaissez vous l'expression ça marche comme un canard, cela ressemble à un canard mais ce n'est pas un canard? Où peut être l'ai je modifié à ma sauce mais bon vous voyez l'idée. Passant devant le Vibe où il y avait deux videurs nous nous sommes dis qu'il y avait une chance qu'on nous ai caché une boite à Ashdod. Nous passons devant les videurs, rentrons dans une sorte de grande pièce occupée par un immense bar, voyons le dj dans son coin et cherchons la piste. Seulement on ne nous avait pas fait de cachoterie il n'y a pas de boite à Ashdod! C'était seulement un bar.
Donc Ashdod, ville qui depuis maintenant une dizaine de jours, est ma ville ne regorge pas de possibilités pour les jeunes voulant sortir. La prochaine fois il faut s'y prendre plus tôt et aller sur Tel Aviv.
Publié le 05/08/2007 à 12:00 par johannabou
A la base, la cérémonie du henné prend sa source dans les pays musulmans où on lui attribue une action contre le mauvais œil. Chez les juifs, on retrouve surtout la coutume du henné dans les mariages séfarades traditionnels.
Depuis mon enfance je vois le henné comme étant le chemin naturel du mariage. Une cérémonie bercée par le joug des traditions des siècles passés. Avant le henné était moins somptueux mais peut être avait il de ce fait une signification plus intense en émotions. Les parents et grands parents avaient un rôle plus important ne serait ce qu'en s'en occupant plus personnellement.
Je ne vais pas décrire plus longuement le henné déjà parce que mes connaissances à ce sujet sont assez limités mais surtout ce n'est pas le vif du sujet. Ce jeudi 2 août j'ai eu l'immense joie d'assister au henné de mon grand frère Jonathan et de sa future femme Morane. Je vous écris donc un petit mot pour vous dire à quel point j'apprécie de façon générale le henné mais celui là plus particulièrement m'a fait vraiment chaud au coeur. Ce que j'aime le plus c'est lorsqu'on met le henné dans la main des jeunes gens entouré d'un ruban rouge et d'un louis d'or (du moins surtout pour la mariée). Ce geste pour moi symbolise toute la beauté de la cérémonie.
Pour la première fois de ma vie j'ai été à un henné en Israël et malgré que cela se soit terminé un peu tôt j'ai beaucoup aimé!
Publié le 05/08/2007 à 12:00 par johannabou
Il est inévitable lorsqu'on fait son alyah et ce pendant les premiers temps de toujours comparer avec notre vie d'auparavant. "En France cela coûte moins cher, en France on passe d'abord par la mairie, en France...".
Doit on vous jeter la pierre? Bien sûr que non! Vous n'avez pas encore vos repères familiers. Seulement n'oubliez pas que pour une meilleure intégration le mieux est de devenir israélien et ce jusqu'aux principes de base c'est à dire ne pas avoir de point de comparaison, considérer chaque chose comme une évidence.
Ce que cela évite? Des déceptions de ne pas avoir la même chose que dans une vie que nous avons décidé de mettre de côté.
Publié le 01/08/2007 à 12:00 par johannabou
Le premier mot qu'on nous demande d'apprendre en hébreu est "Savlanout" c'est à dire la patience. Faire son alyah implique un certain nombre de changements dans les papiers. Il faut un nouveau passeport, une nouvelle mutuelle, un nouveau compte bancaire... Depuis mon arrivée en Israël je dois courir à droite à gauche afin de me créer en quelque sorte une nouvelle identité. Je ne vous le cache pas il est difficile surtout quand on n'a pas la langue de tout faire rapidement. Il manque toujours une pièce. On perd vite patience surtout devant l'incompréhension mutuelle qui découle des deux langues étrangères. Que dire? Effectivement la savlanout est importante et il ne faut pas oublier qu'il y a des gens prêts à nous aider.
J'ai reçu aujourd'hui ma teoudat zeout (carte d'identité israélienne) et je me dis que tous mes efforts n'ont pas été vains. Je me sens très fière d'être considérée aux yeux de tous en tant qu'israélienne.
Publié le 31/07/2007 à 12:00 par johannabou
Jérusalem, plus connue sous le nom de ville sainte, elle représente tellement pour les gens du monde entier! Ville symbolique pour les trois plus grandes religions. Le Kotel, le mur des lamentations, est un des derniers vestiges du Temple de Jérusalem. Pour la communauté juive il est très important, les personnes viennent s'y recueillir, faire des prières. La coutume ou plutôt tradition je ne sais pas quel terme utilisé veut qu'on y dépose un bout de papier avec nos diverses demandes. On l'appelle Mur des Lamentations.
Généralement ma première visite quand je suis en Israel est pour le Kotel. Mais contrairement à beaucoup d'autres je ne ressens pas d'attirance particulière pour le Kotel. Aucun grand frisson, aucun pleur. Lorsque j'arrive devant, je suis tranquille. Je n'ai pas de prières à adresser, pas de demandes. Je remercie D' pour tous les bienfaits qu'Il m'accorde ainsi qu'à ma famille et je le remercie aussi pour l'amour inconditionnel qu'Il offre à tous les êtres humains.
Cela reste malgré tout un lieu magique à aller voir ne serait ce que pour sa beauté.
Publié le 30/07/2007 à 12:00 par johannabou
Il faut le faire. Il faut en disant au revoir à tous ceux qui font partie de notre vie, dire au revoir à la personne qui occupe la plus grande place dans nos coeurs. Quand j'ai quitté la France j'ai quitté également une personne chère à mon coeur: mon petit ami. Un an et demi de bonheur. Comment accuser le coup? Difficile. Mais voilà ma vie ne tourne qu'autour d'Israel. Celui qui ne partage pas cet amour, qui ne le comprend pas ne peut continuer à faire partie de ma vie. Je suis entière dans ce pays. Personne ne peut m'aimer tant qu'il ne m'a pas connu ici, vu la personne que je suis depuis que j'ai enfin retrouvé mes racines. Je ne renierais jamais cette relation qui m'a permise d'avancer, de grandir, d'être bien avec quelqu'un et de partager des choses intimes à ma personne. Mais voilà chacun doit suivre sa voie. Mon bonheur se trouve chez moi en Israel, malheureusement pas avec la personne qui a partagé ma vie pendant ces longs mois.
Tu sais quels sentiments j'ai pour toi. Ils resteront ancrés en moi, dans ma boite à souvenirs qu'est mon coeur...